Actualités des iles de Bretagne

Hommage à la Compositrice Kristen Noguès les 7 et 8 aout à Ouessant

2017 Année Excepetionnelle qui verra le mariage de la musique Classique avec les harmonies Bretonnes. Durant deux jours, le festival proposera à la fois des airs et chants sacrés de Bretagne, avec des invités prestigieux : Yann-Fanch Kemener, Aldo Ripoche, le collectif de harpes celtiques ARP, la soprano Déborah-Ménélia Attal, Lydia Jardon au piano, ainsi que les œuvres d'une compositrice contemporaine, Kristen Noguès. 

Kristen Noguès naît à Versailles de père vannetais et de mère trégoroise. Au début des années 1960, elle entre dans la Telenn Bleimor, un groupe féminin de harpistes celtiques. Elle y côtoie notamment Mariannig Larc'hantec et Françoise Johannel. De retour en Bretagne à 21 ans, dans les Monts d'Arrée, elle apprend les chants traditionnels bretons auprès de Yann Poëns et dans les festoù-noz ainsi que des ballades traditionnelles. Sa voix de soprano colle aux notes cristallines de sa harpe. De 1973 à 1980, elle participe à la coopérative Névénoë avec Patrick Ewen et Gérard Delahaye. Au début des années 1970, elle entame également une carrière solo. Dès 1974, elle sort ainsi un premier 45 tours, puis un second l'année suivante (An alc'houez aour), avant un premier album en 1976 (Marc'h Gouez). Elle entreprend quelques tournées hors Bretagne et collabore avec Jacques Pellen, Jacky et Patrick Molard, Didier Squiban, Didier Lockwood, Érik Marchand, Manu Lann-Huel ou encore Denez Pigent et Yann-Fanch Kemener. Ses créations sont diverses : composition d'albums, musiques pour enfant, musiques de film (Finis terrae de Jean Epstein notamment), mise en musique de contes, poèmes, spectacles de danse… On la retrouve sur des disques collectifs tels que les projets Skoazell Vreizh ou Karnag. Mais la scène reste ce qu’elle préfère, que ce soit en solo, en groupe (trio avec Gildas Boclé et Jean-Michel Veillon, ainsi que dans le cadre collaboratif de la Celtic Procession) et très souvent avec des jazzmen comme Jean-François Jenny-Clark, Peter Gritz, Jon Christensen (batteur de Keith Jarrett), John Surman (duo, trio ou quartet avec le saxophoniste britannique) ou avec son compagnon Jacques Pellen. En 1990, le ministère lui commande une pièce contemporaine pour six musiciens, d'où nait Kanol. Vaincue par la maladie, elle s'en est allée en juillet 2007. Un an après, un double album hommage témoigne de ses diverses collaborations formant « une famille de musiciens et chanteurs »


Une conférence le 7 août à 11 h 30, sur cette compositrice trop tôt disparue sera également donnée par Jacques Pellen, guitariste et compositeur breton, son oeuvre prend racine à la fois dans la tradition musicale bretonne et dans le jazz. Sa carrière est riche de plusieurs albums et de nombreuses participation à différentes formations. Il a été durant de longues années le compagnon de Kristen Noguès. Le même jour à 21h à l'église paroissiale le collectif A.R.P. joue les œuvres de Kristen Noguès, accompagné de Fabrice Di Falco et Déborah-Ménélia Attal


Le 8 aout à 21h à l'église paroissiale « AR BARADOZ »
Yann-Fañch Kemener chante les airs sacrés de Basse-Bretagne, accompagné d’Aldo Ripoche au violoncelle et Florence Rousseau à l’hamornium. En première partie, Lydia Jardon jouera au piano la suite « En Bretagne » de Rhené-Baton.
Un concert privé pour les résidents de la MAPA d’Ouessant. sera donné par Lydia Jardon.

Sophie Salleron en résidence au phare du Créach

L’association CALI organise depuis 2009 des résidences d’écrivain au Sémaphore du Créac’h, (propriété du Département du Finistère). Après avoir reçu pendant 6 mois sur 2016-2017 l’écrivain David Fauquemberg, elle reçoit l’auteur oléronaise Sophie Salleron jusqu’à fin octobre. Son projet d’écriture est basée sur plusieurs genres littéraires : la poésie, le conte et bien sûr en lien avec l’insularité . des rencontres seront programmés avec les écoles et la population ouessantine. Phare et gardien de phare vont inspiré son travail durant plus de deux mois sur l’île.

C’est sur les terres sablonneuses d’Afrique que Sophie Salleron à écouté ses premières histoires.

La première conteuse qu’elle a rencontrée reste indéniablement sa maman. Une petite enfance passée à l’école maternelle de Libreville au Gabon ; elle grandit près de l’eau, fait la découverte d’une autre culture et d’une lumière forte et éclatante.
Sophie passe son enfance et son adolescence dans l’île d’Oléron, la tête dans les livres ou dans les nuages, les pieds dans l’eau ou sur les sentiers mouillés des forêts de pin. Sur ses bulletins d’école on retrouve souvent : « enfant bavarde et étourdie », parfois « dissipée ».

Sophie fait ses études de lettres à Bordeaux, toujours portée par les mots. Un jour, elle y fait la rencontre déterminante d’Hamadi, conteur berbère. Quelques mois après, sac-à-dos en main, elle part vivre à Bruxelles pour suivre les cours de l’école du conte de Bruxelles.
Une escale d’un an en Corse, à Corte pour obtenir sa carte de guide-interprète, s’imprégner des odeurs du maquis corse, rassurer ses parents.
Deux grands voyages : Australie et Amérique du Sud pour découvrir d’autres horizons, d’autres cultures, d’autres langues, rencontrer de nouveaux amis et histoires de vie.
Un passage au jardin-musée Bourdelle d’Egreville où Sophie racontera la vie d’Antoine Bourdelle, fabuleux sculpteur et proposera au jardin des mercredis contés.
Elle fait la très belle rencontre à Paris de Catherine Lamouroux et d’Henri Gougaud où elle y suivra des ateliers.
Départ pour le Grand sud où Guillaume lui fera découvrir les enchantements et les sortilèges de la Provence mais l’océan est trop loin…
Retour au port.
Aujourd’hui Sophie raconte des histoires encore et encore : des histoires vraies, imaginées, rêvées ici ou là-bas , ailleurs ou là, partout où les esprits sont prêts à s’évader et les âmes à rêver.

Gwenaelle Baamara dans sa petite crèche à Ouessant

C'est une toute nouvelle enseigne, Barnabé file doux, qui a ouvert ses portes, au lieu-dit Le Drudec. Un brin militant, un brin insulaire, totalement bibliovore, laissez-vous embarquer dans les douces injonctions de Barnabé, ce petit mouton espiègle, passionné et têtu! Avec ses créations originales d'art, d'artisanat et de souvenirs, Gwenaëlle Baamara a installé son commerce dans une jolie petite crèche, lumineuse et chaleureuse, sur la route du Créac'h à droite vers le phare.

Elle y propose des marinières floquées, des trousses, des sacs en toile, des marque-pages, mais aussi des peintures de sa tante, Marie-France Berthelé. Cette boutique « éphémère », comme elle la nomme, sera ouverte tout l'été de 14 h à 17 h (ou plus tard, selon l'humeur et la marée...) sauf le mercredi.

La Compagnie Penn ar Bed partenaire du salon du livre insulaire
Pour venir dans l'île, c'est simple. Grâce à la compagnie maritime Penn ar Bed partenaire, chaque visiteur du salon bénéficiera de 10 % de réduction sur sa traversée. Il est conseiller de réserver quelques jours à l'avance. vous retrouverez la Compagnie sur un stand parmi les éditeurs, artistes, écrivains, photographes, voyageurs d'Islande ou d'ailleurs. 

Ouessant Campagne de collectage pour l' Ecomusée
Les élus du Bureau syndical du Parc naturel régional d'Armorique se sont rendus sur Ouessant pour exprimer leur solidarité avec les élus, habitants d'Ouessant et les équipes du Parc d'Armorique, gestionnaire de l'écomusée d'Ouessant.
Ils se sont mis au travail pour nettoyer, restaurer la maison traditionnelle et sécuriser le site afin d'organiser une réouverture du site fin juillet, début août.

Par ailleurs, pour préparer l'avenir et la réhabilitation globale du site, une nouvelle campagne de collectage est lancée, si vous avez des objets ou éléments de costume retraçant la vie ouessantine et que vous souhaitez la valoriser au sein de l'écomusée, merci de transmettre par mail à contact@pnr-armorique.fr, vos coordonnées et photos de l'objet en question, un contact sera pris.

François de Rugy nouvel hôte de l'ile d'Ouessant
François de Rugy, président de l'Assemblée nationale, est en ce moment à Ouessant, où il vient d'acheter une maison. Très attaché à l'île sur laquelle il vient depuis qu'il est tout petit, son père y possédant une résidence depuis 1965. Venir à Ouessant est synonyme de dépaysement total. Être sur une île est pour cela forcément un plus. Il est présent avec ses deux enfants jusqu'à dimanche, et compte revenir au cours de l' été se ressourcer pendant une semaine de vacances. Ainsi les présidents des deux chambres ont choisi les îles, puisque l'ile de Batz reçoit tous les ans Gérard Larcher.

L’état d’avancement du programme Territoire à Energie Positive et Croissance Verte des îles du Morbihan. 

Le 6 décembre 2016, les représentants de l’AIP, des maires des îles du Morbihan et de Bréhat, de Morbihan énergies, signaient avec Mme la Ministre en charge de la transition énergétique, leur convention TEPCV qui prévoyait un programme conséquent de réalisations concrètes sur les îles du Morbihan. Parmi celles-ci : des rénovations d’éclairages publics en lampes led économes, des installations photovoltaïques en autoconsommation, des campagnes de sensibilisation aux économies d’énergie…totalisant près de 960 000 €

AIP Action 1 : diffusion d’équipements plus performants leds bâtiments publics 22 000 €  Action 2 : diffusion de kits poules poulaillers 17 700 €   Action 3 : Sensibilisation des visiteurs, des résidents et des scolaires des îles à la transition énergétique 10 000 €  Action 4 : Valorisation des îles en tant que territoires à énergie positive pour la croissance verte 5 000 € 

Morbihan Énergies Collectivités insulaires Action 5 : Modernisation de l’éclairage public des communes de l’île aux Moines, Palais, l’île de Groix, l’île d’Arz, 344 200 € Syndicat Énergie Côtes d’Armor 125 000 € 6 Communes insulaires Action 6 : Amélioration des performances énergétiques des bâtiments publics de Sauzon, Houat et Locmaria 140 800 €  Action 7 : Mise en place de générateurs photovoltaïques avec autoconsommation, pour les communes de Bangor, Palais et la communauté des communes de Belle île 160 000 € 

Communes insulaires Action 8 : Achat de véhicules électriques par les communes de Bréhat, l’île aux Moine et Locmaria 67 410 € 9 Communes insulaires Action 9 : Restauration / préservation des écosystèmes insulaires de l’île d’Hoedic 65 000 €

Total général : 957 110 €

Le sauvetage en mer dans les stations du Pays d'Auray
Le Musée des thoniers d'Etel inaugure aujourd'hui son exposition estivale sur le sauvetage en mer en pays d'Auray. Avec le cinquantième anniversaire de la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) célébré sur toutes les côtes françaises cet été, le thème de la traditionnelle exposition estivale du Musée des thoniers d'Etel était tout trouvé. Le musée a donc décidé de raconter aux visiteurs l'histoire du sauvetage dans le pays d'Auray. L'arrivée du premier canot de sauvetage dans le pays d'Auray date de janvier 1867.

L'exposition retrace l'histoire des cinq stations du pays d'Auray : Etel, Quiberon, Belle-Ile, La Trinité et Hoedic. Cette dernière n'existe plus. Elle a été active de 1882 à 1932 seulement et a participé au sauvetage de onze navires en difficulté pendant cette période. Les annales de sauvetage que toute station se doit de publier chaque année ont été épluchées, ainsi que les rapports de mer compilés par l'amirauté de Vannes et de Lorient. Les secteurs où se sont produits le plus de naufrages se situent autour du plateau des Birvideaux, le secteur du Magouëro à Plouhinec, la Côte sauvage de Quiberon, le sud-est de Belle-Ile, le plateau des Chats.

L'exposition répertorie les naufrages les plus importants : de celui de la « Flûte du roi » chargé de canons et de munitions qui a coulé au sud d'Hoedic, en passant par celui d'un trois-mâts norvégien, le « Carl Bech » le 21 décembre 1911 (25 morts) et les plus récents, dont celui du Bombard le 3 octobre 1958 sur la barre d'Etel (neuf morts). L'exposition s'enrichit d'objets, de maquettes, de pistolets lance-amarres etc

Des refuges pour randonneurs sur l'ilôt de Ledenez
Des refuges de mer au large du Conquet, deux nouveaux hébergements pour randonneurs sur l' îlot de Ledenez, accessible en bateau, en kayak ou à pied, à marée basse. Ces deux cabanes de goémoniers étaient à l'abandon face au port de Molène. Depuis près de 20 ans, la municipalité de Molène avait le projet de réhabiliter et de mettre en valeur ces cabanes en bois au milieu de cet îlot dédié au séchage du goémon. 

Les deux cabanes reconstruites à l'emplacement et dans le style des abris édifiés dans les années 1970 permettent de dormir et de cuisiner.2 chambres de 4 places par refuges, soit une capacité de 16 couchages. Possibilité de cuisiner (réfrigérateur et plaque de cuisson au gaz) dans le refuge et de faire la vaiselle dans le local technique. Pas de douche mais des toilettes sèches et une eau de récupération de pluie qui permet de cuisiner et de se rincer succinctement après sa journée de kayak. La vraie douche se situe en face, sur le port. Mais il faut retraverser le bras de mer sur quelques centaines de mètres. Le passage s'effectue par ses propres moyens, en bateau et kayak, pour les randonneurs nautiques. On peut aussi louer un kayak ou se faire transporter, toujours en kayak, par l'association présente à Molène l'été, sur le port. Le passage à pied s'effectue à partir de 70 de coefficient de marée (en bottes) et à pieds secs à pleine marée basse de 100 et plus. Pour les adeptes de bateau-stop, on peut tenter sa chance sur le port.

Les horaires de passage à pied seront clairement affichés sur le port et sur Ledenez, l'idée de la municipalité étant évidemment de favoriser l'activité économique de l'île. L'îlot de quelques centaines de mètres de circonférence offre deux plages de sable blanc, une cale d'accès et des rochers recouverts d'algues. On y fait le tour en moins d'une heure.

Le nom du prochain bateau pour Groix fait des vagues
Les Groisillons ont été étonnés d’apprendre le nom de leur prochain bateau Breizh Nevez - Bretagne Nouvelle en breton - 
Dominique Yvon, maire de Groix, a adressé un courrier à Loig Chesnais-Girard, nouveau président de la région Bretagne, désormais compétente. Il se dit « étonné du choix du nom, qui, contrairement à la tradition, a été choisi sans concertation avec les élus de Groix ».« Vous connaissez l’attachement des Groisillons à leur histoire, à leur patrimoine et au maintien de leur identité insulaire. Je vous demande donc, au nom des Groisillons, de nous proposer un nom en lien avec Groix. »
La prochaine réunion du conseil municipal abordera la question.
Jusqu'à aujourd'hui les bateaux ont toujours eu un nom en relation avec l'ile. Du premier, en 1901, au dernier Île de Groix, en 2008, en passant par le Port-Tudy, le Pen Men, le Pen er Vro, le Kreiz er Mor, le Jean-Pierre Calloc’h, le Pen Men et le Saint-Tudy.

Dans une lettre ouverte, le collectif de défense de la langue bretonne Ai’ta s’insurge contre la réaction du maire de Groix sur le nom donné au futur roulier qui desservira l’île.

« Pourquoi s’opposer à ce nom en breton ? Devons-nous vous rappeler que, déjà, le précédent bateau qui s’appelait Kreiz er Mor avait été remplacé par un bateau au nom français, Île de Groix ? Nous, bretonnants, de Groix et du continent, soutenons fermement le choix du conseil régional de Bretagne et sommes heureux qu’un nom breton ait été choisi cette fois-ci », écrit le collectif.

Dominique Yvon, tient à mettre les choses au point.

« Il n’a jamais été question de remettre en cause le choix d’un nom breton. Par le passé, de nombreux bateaux ont eu des noms bretons, dont le Kreiz er mor récemment. Pour l’Île-de-Groix, nous avions proposé différents noms possibles et c’est le conseil départemental qui avait décidé. Nous défendons bien entendu la langue et la culture bretonnes. »

« Ce que nous contestons, c’est de n’avoir pas été consulté et que le nom choisi n’ait aucun rapport avec Groix ».

Le projet Neptune, reconstituer une plongée en 3 D
À quelques milles au large de l’île de Molène, près des Pierres Noires, le croiseur-cuirassé kléber, 100 mètres de long, a sauté le 27 juin 1917 sur une mine allemande avec 568 marins à bord. Son épave est au cœur d’un appel à projet lancé par la Région pour reconstituer une plongée en 3D afin de la rendre accessible à tous. 

Le dossier de candidature a été soumis à la Région le 15 juin. Le projet Neptune, pour « Nouvelle exploration patrimoniale triennale des univers nautiques engloutis », a pour ambition de faire du patrimoine archéologique sous-marin, subaquatique et de l’estran, un levier de développement pour la Bretagne.

L’épave du Kléber si elle est particulièrement bien conservée,  repose aujourd’hui par quarante à cinquante mètres de fond. Elle n’est accessible que par des plongeurs physiquement entraînés. Avec l’aide de l’acoustique sous-marine, Le Kléber pourrait reprendre forme. Il est possible, en utilisant un sonar très performant, de fabriquer une plongée virtuelle en 3D. Une visite sans palmes et bouteilles, accessible à tous grâce à des lunettes connectées.

Outre Le Kléber, trois autres épaves de la région de Brest sont concernées par le projet Neptune : le paquebot Drummond Castle qui a sombré près de Molène en juin 1896 avec 361 passagers à bord, le cargo anglais Swansea Vale qui a coulé dans le goulet à la suite d’une erreur de navigation, et le baliseur Émile-Allard coulé par un bombardement de la Royal Air Force dans le chenal du Four en avril 1943.

Avec eux, c’est tout un pan de l’histoire maritime du Finistère qui sortirait de l’oubli.

Les 100 ans du jazz en terre d'Iroise du 24 au 27 août à Ouessant
Venu d'Amérique pour prêter main forte aux troupes françaises, un brassband dirigé par le lieutenant noir James Reese Europe arriva à Brest le 27 décembre 1917, à bord du Pocahontas ; et c'est par une véritable entrée en fanfare que cette formation choisit de marquer son arrivée dans le port puisque sitôt à terre, les musiciens firent résonner dans toute la ville quelques airs fameux de ce genre musical encore inouï dans notre pays, le jazz. Genre tellement nouveau d'ailleurs que lorsque ces hommes entamèrent une version syncopée et pleine de swing de la Marseillaise, soldats et foules de civils à terre restèrent bien embarrassés, car les musiciens jouaient avec tant de rythme et d'entrain qu'il fallut bien 8 à 10 mesures aux Français pour reconnaître leur hymne national.

Quel était donc ce musicien qui allait bientôt propager à travers le pays une musique pleine de liberté, propice à remonter le moral de populations minées par trois ans de boucherie ?Lors de l'entrée en guerre des États-Unis, James Reese Europe était le chef d'orchestre de danse le plus réputé à New York : c'était lui qui, directeur musical du célèbre couple de danseurs Vernon et Irene Castle, avait initié le pays au fox trot ; son orchestre avait été la première formation noire à pénétrer dans un studio d'enregistrement en 1913 et à se produire sur la scène du Carnegie Hall en 1912. Il avait rejoint l'armée en 1915, non pas tant par sens patriotique ou par amour pour la musique militaire que pour contribuer à « réunir toutes les catégories d'hommes prêts à se battre au service de la communauté ».

Pour constituer le brassband le plus talentueux de son époque, Jim Europe avait recruté une soixantaine de musiciens originaires de Harlem et de Porto Rico, ainsi que des chanteurs, comédiens et danseurs les plus à même de divertir les troupes. Ces artistes s'étaient engagés dans le 15ème Régiment d'Infanterie de la Garde Nationale de New York, redésigné 369ème Régiment d'Infanterie en mars 1918. En souvenir de cette tournée européenne un peu particulière, le célèbre pianiste et chanteur Noble Sissle qui y tenait le rôle de percussionniste fit paraître en 1942 les "mémoires de Jim Europe".

Les 23 et 24 août 2002, le jazz s'invitait au 4ème Salon International du Livre Insulaire d'Ouessant. Dans le cadre du Salon du livre insulaire d'Ouessant cet évènement sera fêté. Les formations présentes au salon du livre insulaire seront essentiellement composées d'artistes bretons qui seront en résidence pendant quatre jours et animeront le salon au travers de rencontres et de concerts:

Le trio René Goaër et Gildas Scouarnec, Le quartet Yvonnick Penven, Le quintet André Losquin et la chanteuse Mag Carlhant. Cette manifestation se fait en partenariat avec le Collectif Jazz Bretagne

Salon du livre insulaire d'Ouessant du 24 au 27 août
La littérature a encore de beaux jours devant l'île et ses lecteurs, c'est pourquoi toute l'équipe du salon du livre insulaire vous prépare sa 19éme édition du Salon International du Livre Insulaire qui se déroulera sur l'île d'Ouessant, du jeudi 24 août au dimanche 27 août 2017

thème : Découvrir les Sagas Islandaises? Pourquoi-Pas !

L'entrée sera gratuite, vous pourrez aller à la rencontre en toute liberté avec des éditeurs, des auteurs, des ouvrages du fond ancien ou des nouveautés contemporaines de littérature des îles.

Vous pourrez aussi prendre le large en écoutant la programmation de Jazz en île en partenariat avec le Collectif jazz Bretagne.

Le sujet du concours de nouvelles  2017 est : "Jóndóra, a quitté Reykjavik après l'été, et avait décidé de ..." Inventer la suite. Il est ouvert aux candidats jusqu' au mardi 1er août  2017. Ce concours est gratuit et ouvert à tous. Il comportera 3 catégories d’âges : - Enfants de moins de 12 ans - Jeunes de 12 à 16 ans - Adultes de 16 ans et plus. :Les envois peuvent être adressés :- par voie postale : Concours de Nouvelles insulaires 2015 - BP 2 - 29242 Ouessant ;  ou - par courriel : concours-de-nouvelles@livre-insulaire.fr 

Les textes soumis devront être inédits et écrits en français, sur, au maximum, 4 pages au format A4, soit 2 feuillets recto-verso. De préférence dactylographiés, et dans ce cas rédigés en corps 12, intervalle simple. Ecrire lisiblement dans le cas de textes manuscrits. Le jury se réserve le droit de ne pas faire concourir un texte trop mal présenté. Un seul texte est autorisé par candidat.
Les textes devront être anonymes et ne comporter aucun élément permettant d'identifier leur auteur (signature, symbole...). Chaque participant précisera son nom, prénom, âge, adresse, numéro de téléphone, et adresse courriel, ainsi que le titre de sa nouvelle, sur un feuillet séparé qui sera joint à l'envoi. Dans le cas des envois par internet, le texte doit faire l'objet d'une pièce jointe, les données évoquées ci-dessus devant figurer dans le corps du message ou faire l'objet d'une deuxième pièce jointe, au choix. Les manuscrits ne seront pas rendus. Dans l'éventualité de perte, de vol ou de dégradation de l'œuvre envoyée, les organisateurs ne sauraient être tenus pour responsables.
Dotations en chèque-livres :  50 euros pour la catégorie "enfants",  100 euros pour la catégorie "jeunes" et 150 euros pour la catégorie "adultes".
Remise des prix pendant le salon du livre insulaire 2017 à Ouessant.

Groix Economisez l'eau
Lorient Agglomération a appelé les habitants de l'île de Groix et estivants à préserver la ressource. La situation n'est pas catastrophique.
Il n'en reste pas moins qu'un arrêté préfectoral pris en avril impose déjà, à l'échelle du département, des restrictions des usages de l'eau aux particuliers (interdiction de laver les véhicules ou les navires de plaisance, d'arroser les pelouses et massifs entre 8 h et 20 h, de remplir les plans d'eau et de nettoyer des façades...)
En période estivale, la demande en eau est multipliée par quatre. Pour faire face à ce pic de consommation, un barrage a été construit en 1967 à Port-Melin. Il retient l’eau de ruissellement et de pluie jusqu’à constituer une réserve de 80 000 mètres cubes dans laquelle l’eau est puisée de juin à septembre. A elle seule, cette réserve couvre 45 % de la consommation d’eau sur l’île. Mais son niveau est aujourd’hui plus bas que la normale compte-tenu de la faible pluviométrie.
En janvier 2017, Lorient Agglomération a renforcé le dispositif de production d’eau potable avec la mise en service d’un 4ème forage (trois autres forages existent depuis 1992). Ces mesures techniques sont complétées par une campagne de sensibilisation des habitants et des estivants pour les inciter à adopter les éco-gestes et leur permettre de limiter leur consommation : prendre des douches plutôt que des bains, ne pas laisser couler l’eau (pour la vaisselle ou le brossage des dents), utiliser l’électroménager (lave-linge ou lave-vaisselle notamment) à pleine charge, etc…

La promotion des iles du Ponant en trois pistes
Un contrat local de santé, une dotation spéciale et un label « Produit sur les îles »… L’association des îles du Ponant, travaille sur ces trois pistes pour promouvoir le développement des 15 îles membres.

« Nous préparons un contrat local de santé pour les îles », dit Denis Palluel, président de l’association. Il consiste à poser un diagnostic sur les problèmes de santé rencontrés sur les îles et à définir des axes stratégiques : développer l’accès aux soins, favoriser le maintien à domicile, améliorer les transports sanitaires…

Confrontées à la baisse des dotations de l’État et à un surcoût de + 40 % dû à l’insularité pour les travaux et la gestion des services, les îles du Ponant demandent une dotation particulière qui serait répartie entre les 15 membres. « C’est une demande forte, dit Denis Palluel, également maire d’Ouessant. Sein et Molène vont être étranglées financièrement. Ce type de dotation existe déjà pour la Corse et l’Outre-Mer ».

L’autre gros problème des îles, c’est l’emploi… L’association essaye d’y apporter une solution en proposant un label « Produit sur les îles » pour mettre en valeur les producteurs en réseau, les aider à mieux valoriser leurs produits et donc doper l’économie locale ! « Ce label est en cours d’élaboration, dit Denis Palluel. On travaille sur le cahier des charges ».

Ouessant projet de rénovation portuaire du Stiff
La mise aux normes du port du Stiff s’intègre dans un ensemble comprenant également de gros travaux aux ports du Conquet et de Molène. Le budget global de l’opération s’élevant à 15 M€.

La reconfiguration des installations portuaires ouvrira un vaste chantier qui durera plusieurs mois. Les travaux devant débuter en 2018 pour se terminer en 2020.

L’ouvrage se déroulera en trois phases.

- La première consistera à emménager le vieux quai, afin de permettre aux navires, en particulier le « Fromveur II » d’escaler dans de bonnes conditions durant les travaux sur le quai Jarlan. Le vieux môle sera ainsi élargi d’environ 2 mètres et doté d’un nouvel escalier.

- La seconde phase verra le quai Jarlan élargi, passant de 6 mètres à 16 mètres, grâce à la pose de deux nouveaux caissons qui seront accolés à ceux existant côté intérieur du môle. Les deux escaliers actuels disparaitront et seront remplacés par une rampe d’accès aux navires dotée d’une voie ouverte aux PMR (personnes à mobilité réduite) Au final, il existera deux zones de transit distinctes, l’une pour les passagers, l’autre pour le fret.

- La troisième phase du projet vise à améliorer les déplacements sur le terre-plein. Ceci afin de sécuriser la circulation des piétons, les mouvements des engins portuaires et d’optimiser le stationnement des véhicules collectifs et particuliers.

Ouessant nouvelle structure pour l'abeille noire

2015 voient la naissance d'une nouvelle structure insulaire, l'Institut ouessantin de recherche sur l'abeille noire bretonne, qui se donne cinq ans pour réaliser ses objectifs. Ses fondateurs souhaitent apporter quelque chose à l'île, en faisant progresser la connaissance du public sur l'abeille, via la publication de travaux scientifiques et de la carte génétique, tout en faisant participer collégiens et lycéens. Le milieu universitaire participera également aux travaux concernant l'apithérapie dont l'efficacité est avérée, en vue d'une possible application en pharmacie. Une maison de l'abeille pourra aussi voir le jour. C'est Léo Hellequin, de Kéréré, petit-fils du fondateur du conservatoire, qui a été élu président, à l'unanimité. Gwendal Kéruzec, de Plouénan, attaché à la conservation des races anciennes bretonnes et Romain Le Menn, écologiste finistérien, l'ont rejoint au bureau. Le nouvel organisme souhaite la protection de l'abeille. Dans ce but, il entend travailler en réseau et avoir pour partenaires les structures existantes : Parc d'Armorique, parc marin, Association naturaliste d'Ouessant, etc.

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.