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L O C T U D Y L ' A V E N T U R E I N D U S T R I E L L E A U M A N O I R Troisième château visité du Finistère (20 000 entrées par an), le manoir de Kerazan, propriété de l'Institut de France à Loctudy (29) organisera entre les 3 avril et 26 septembre de cette année 2010 une exposition dont le thème sera L'aventure industrielle en Bretagne au 19ème siècle. L'exposition, fruit d'une collaboration entre le manoir et de nombreuses associations liées à la mémoire industrielle, permettra d'évoquer tant les conserveries, que les forges, les mines, les papeteries, le textile, les arsenaux, etc. . L'exposition abordera en outre de façon transversale les identités ouvrières (sociales, politiques ...) et les conséquences d'une industrialisation qui, loin du cliché d'une Bretagne exclusivement rurale, a profondément marqué l'histoire et la géographie de notre région. De Douarnenez à Fougères et de Morlaix à Nantes, en passant par Concarneau, Huelgoat ou encore Moncontour, c'est une page insuffisamment connue - quoique importante - qui est ainsi mise en valeur. C'est là une part essentielle de notre mémoire collective qui sera mise à l'honneur.
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D A O U L A S I N U I T E T A B O R I G È N E S Après la Grande Grèce l’an passé, l’abbaye de Daoulas a choisi le thème de son exposition 2010 « Grand nord, Grand sud, artistes inuit et aborigènes ». Cette exposition visible jusqu'au 28 novembre est riche de quelque 160 sculptures et peintures issues des collections du musée des Confluences de Lyon, musée de sciences et de sociétés, ainsi que de collections publiques et privées.
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K E R N A U L T E L L E S C O U R E N T L E S H I S T O I R E S Le manoir de Kernault est dédié à la littérature orale (les contes, les chants populaires…). On y a donc pris l’habitude de raconter des histoires en soulignant leur ancrage dans le monde d’aujourd’hui. En 2010, il s’agit de faire découvrir un pan de la littérature, resté vivant dans la tradition orale, qui eut un tel succès au Moyen Âge qu’il fut diffusé à l’époque dans toute l’Europe. Certains spécialistes parlent de « littérature bretonne perdue », laissant supposer la disparition de manuscrits bretons originaux. Si leur existence reste difficile à prouver, la richesse de cette matière et la façon dont les thèmes continuent à nous parler aujourd’hui sont, elles, bien réelles. A travers des histoires à écouter, une scénographie évocatrice, une ambiance sonore, des interventions plastiques… Les visiteurs peuvent, sans forcément connaître toute l’histoire de la Bretagne au Moyen Âge, comprendre l’importance de cette «matière» de Bretagne pour la culture européenne. Les interprétations des conteurs (en français et en breton) permettent à chacun de se retrouver dans ces récits grâce à un traitement actuel. Chaque récit est un univers à partager en famille ; une attention toute particulière sera portée au confort de la visite et à la possibilité de passer un moment de découverte ludique. Exposition du 24 avril au 7 novembre 2010
• une expo-parcours à découvrir dans le parc et dans le manoir • une scénographie conçue par Céline lyaudet • avec la participation d’achille Grimaud, Compagnie mornifle
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H U E L G O A T 1 0 0 A N S D E C O U L E U R P O U R U N C E N T E N A I R E L’école des filles du Huelgoat fête ses cent ans en cette année 2010. En 2009, la galerie Françoise Livinec, installée avenue Matignon à Paris, a redonné vie à l’école des filles du Huelgoat, alors à l’abandon. Elle devient centre d’art contemporain. Construite en 1910, l’école surplombe le chaos granitique et la forêt. La cour de récréation plantée de tilleuls marque le seuil. Le passage vers l’une ou l’autre des salles d’exposition.
Au rez-de-chaussée et au premier étage "100 ans de couleurs" un artiste= une couleur= une salle. Maurice Le Scouezec, Jeanne Coppel, René Quéré, Georges Hanna Sabbagh, Zuka, Rodolphe Le Corre, Elvire Jan, Bauduin, Claude Briand-Picard. Dans les deux pavillons des collectionneurs "Voyage autour d'un visage" Suzanne Crépin, Pierre de Belay, Yves Laloy, François Dilasser, et "Fenêtre sur mer" Paul Auguste Masui, Yvon Daniel, Jean Vaugeois, Mathieu Dorval.
Dans la cour et entre les salles le Centenaire de l'école des Filles, exposition de photos anciennes et de documents historiques qui retrace l'évolution de la scolarisation des petites filles au centre Bretagne depuis 1910, et publication de textes composés de témoignages, récits de vie, collectés auprès des anciennes pensionnaires, des événements qui ont ponctué ce siècle à l’école, de sa fondation à son devenir " L'école des filles 1910-2010: 100 ans d'utopie". Un ouvrage aux éditions Françoise Livinec, commémorant ce siècle passé entre les murs .
A voir du 10 juillet 14 h au 26 septembre 2010 tous les jours de 11 h à 19 h.
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G U I L L A U M E G U I N T R A N D C R É E R S A N S S O U F F R A N C E Guillaume Guintrand après des années difficiles, vit désormais de son art avec une certaine sérénité. Adepte des séries, Guillaume Guintrand se définit comme un “artiste obsessionnel”, obsédé par les thèmes liés à l’impact et au fragment. Il exposera à la Ferme Auberge de la Ville Andon à Plelo ( 22) du 1er juillet au 19 septembre.
Est-ce difficile d’être un artiste ? Je crois que c’est lié à la représentation même du métier. En France, on pense que la création doit naître dans la douleur. On nous prend trop souvent pour des décorateurs, pour accrocher un tableau dans son salon. On ne nous prend pas toujours au sérieux, alors que les Beauxarts, c’est tout de même Bac plus 6 ou 7. Avec quelles galeries travaillez vous ? La seule galerie professionnelle avec laquelle je travaille est située aux Pays-Bas. Ensuite, il y a les galeries associatives et les lieux publics. Mon choix pour la Bretagne n’est pas innocent, dans la mesure où elle reste une des régions les plus dynamiques culturellement. Les Bretons n’ont pas d’a priori sur l’art. Etes vous suivi par des collectionneurs ? J’ai la chance d’avoir des collectionneurs privés qui me suivent et achètent régulièrement mon travail.
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Q U I M P E R A R T D É C O E N B R E T A G N E Le Musée départemental breton s'est, au cours de ces vingt dernières années, constitué une importante collection d'oeuvres et de documents concernant « l'Art Déco » dans ses spécificités bretonnes et cornouaillaises. Entièrement consacrée à la période Arts-déco des années de l'entre-deux guerres, l'exposition qui ouvre ses portes dimanche 6 juin, permettra de découvrir quelque 160 pièces originales faisant partie du fonds de l'établissement. Scénographiée par le Rennais Eric Morin, l'exposition est une sorte de visite de l'appartement qui aurait pu être celui d'un Breton des année 1920-1930: mobilier breton art-déco composé de pièces signées René-Yves Creston, Gaston Sébilleau, René Quillivic, Jeanne Malivel, Mathurin Méheut, Paul Fouillen,Jim Sevellec, ou Micheau-Vernez, sans oublier les splendides affiches de Pierre Péron. Un ouvrage collectif consacré à ce sujet et à l'exposition vient de sortir aux éditions Palantines: «Quimper-Cornouaille, années 1920/1930».
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P O N T S C O R F F U T O P ( I ) R E S La 12ème édition du parcours d’art contemporain a pour thème « Utopi(r)es ». Il se déploiera sur neuf sites, le long d’une promenade de 8 km au bord du Scorff. Cette édition regroupera une quinzaine d’artistes qui questionnent nos sociétés contemporaines. Ils orientent sur les chemins de traverse que sont le rêve, l’espoir et les utopies perdues ou à réinventer, ainsi que sur des territoires autres où le monde est réinvesti par la pensée, l’espoir mais aussi le doute. Les artistes présentés pour l’édition 2010 seront :Stéphane Adam, Pauline Danet, Olivier de Coux, Dominique de Varine, Georges Fortuna, Carole Jung, Rodolphe Keller, Johan Parent, Marianne Penven, Stéphane Plassier, Guy Prevost, Thoma Ryse,Iza Venet, Nathalie Stanguennec, et le Festival des Utopiales de Nantes ont répondu au thème.
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D I N A R D H O P E En écho à la dynamique créée par l’exposition organisée en 2009 « Qui a peur des artistes ? une sélection d’œuvres de la « François Pinault Foundation », la ville de Dinard renoue avec l’art contemporain, avec « Hope ! » une exposition sur l’Espoir. Après le grand succès populaire de l’année dernière, la ville réaffirme sa volonté de défendre avec éclat la création artistique d’aujourd’hui.
Le concept et la sélection des œuvres, commanditée le maire de la ville, à Ashok Adicéam, le commissaire de l’exposition, est de révéler le fil de l’espoir et de la grande marche des artistes, de 1960 à nos jours. Le parcours s’organise en 4 temps : La Genèse – l’Exode – l’Apocalypse et la Grâce. Sous forme de sculptures, peintures, photographies, vidéos ou installations spectaculaires, ces œuvres témoignent toutes de l’ambivalence du monde dont le fil tendu serait une lecture singulière – et mondialisée - de l’art contemporain : la recherche d’un bonheur plus spirituel.
L'Homme qui marche de Giacometti
Hope !, cette exposition d’art contemporain sur l’espoir, fait parler d’elle dès son montage, avec l’arrivée de L’homme qui marche I au Palais des arts et du festival de Dinard. Cette œuvre majeure fait partie de la collection de la Fondation Alberto et Annette Giacometti, qui se réjouit de prêter la pièce à la ville, à l’occasion de l’exposition. Une sculpture de 75 millions d'€ qui fait l'objet d'une protection particulière. Du 12 juin eu 12 septembre 2010. Un des rendez-vous incontournables de cet été pour les amateurs d’art contemporain.
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J A N O S B E R À K E R G U E H E N N E C D’origine hongroise, Janos Ber est né à Budapest en 1937, les aléas de l’Histoire et une inébranlable volonté le conduisent en 1957 en France où il vit et travaille désormais à Saint Loup des Vignes (Loiret). Autodidacte, il se consacre au dessin et à la peinture. Après un passage à Paris aux Beaux-Arts et la découverte d’Uccello au Louvre. Tant pour ses écrits que pour ses œuvres, Matisse devient une figure essentielle dans le cheminement artistique et personnel de Janos Ber. Dès les années 1960-1970, il est fortement marqué par la peinture américaine, particulièrement Sam Francis, Rothko et Jackson Pollock qui ont intégré la notion d’espace à leur peinture en inventant un nouveau langage plastique et formel. Pour les mêmes raisons, c’est surtout sa rencontre importante avec Simon Hantaï qui l’influencera profondément. Janos Ber travaille presqu’exclusivement sur papier qu’il maroufle sur des toiles de grand format. Formes découpées, assemblées, lignes tracées : la ligne et la couleur, toujours en relation avec le blanc du papier ou de la toile, dans l’espace du tableau ou à l’échelle de l’architecture, font émerger des combinaisons complexes, vivantes,« émotionnellement chargées » qui ne sont pas sans interroger le travail d’Henri Matisse. Janos Ber développe aussi un travail autour de la peinture murale. Il a engagé de fructueuses collaborations avec l’architecte Henri Gaudin à Vincennes. Il entre ensuite à la galerie Clivages, expose régulièrement à la FIAC, en France et à l’étranger. En 2002, l’Hôtel des Arts de Toulon lui a consacré une exposition personnelle et il a été l’un des invités d’honneur de l’édition 2008 de l’Art dans les Chapelles. L’exposition Faire Face est réalisée en partenariat avec le musée départemental Matisse du Cateau-Cambrésis. L’idée d’une exposition commune entre le Musée départemental Matisse et le Centre Pierre Tal Coat – Conseil général du Morbihan – s’est imposée. Chaque lieu offre une approche particulière, librement définie, dans un cheminement non chronologique, permettant une multiplicité de lectures. De quoi réjouir Janos Ber qui définit ainsi son travail : « C’est un jeu, la peinture ; mais un jeu qui s’identifie à la vie. Je peins la vie, ce qui m’en est perceptible. Je joue pleinement le jeu de la peinture. » Elle nous montre le résultat de ces combinaisons vivantes, " émotionnellement chargées " qui font entrer le visiteur dans un univers sensible, complexe, et apaisant. Elle aura lieu du 3 juillet au 26 septembre 2010. Un film d'entretiens d'Illès Sarkantyu de 52 mn, sera visible durant toute la durée de l'exposition. Entrée Libre.
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L E F A O U E T F E R N A N D L E G O U T - G É R A R D Fernand Le Gout-Gérard, fils et petit-fils de banquiers, a commencé une carrière dans les finances, avant de se destiner définitivement à la peinture, encouragé dans cette voie par le maître Ernest Meissonier. C’est vers 1889 que des premiers dessins représentant la Bretagne, esquissés dans un de ses nombreux carnets de croquis, confirment son intérêt précoce pour cette région. Affectionnant tout particulièrement Concarneau où il fait l’acquisition d’une villa. Ses scènes de port et de marchés ont fait sa renommée auprès des amateurs de peinture. A voir du 12 juin au 3 octobre 2010.
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G E O R G E S L E F U R L ' E X I L É P I N E P L A N T É E D A N S L A C H A I R Depuis le 3 mai, Georges Le Fur travaille à « la Longère » à Clohars-Carnoët où il présente cet été, en ce lieu jusqu'au 1er septembre, Georges Le Fur travaillera dans la salle devant le public de 15 h à 18 h.
Georges Le Fur et les « exodes »
En 1985, l'artiste peintre Georges Le Fur, rencontre Claude Huard, artiste graveur. Dès lors il va se consacrer entièrement à la gravure sur bois, participant à une trentaine d'expositions, en Bretagne, Paris et à l'étranger, illustrant des textes d'Ernest Jünger. Puis il réalise une suite, de 14 gravures illustrant le voyage de Saint-Brandan, dont 4 visuels seront retenus, par les Faienceries Henriot de Quimper, pour un tirage privé. les gravures sont exposées chez Philippe Théallet, 13 rue Ste Catherine à Quimper. En 1997 il réalise ses premiers travaux sur « les exodes » celles des brûleurs de routes, jeunes déracinés qui errent physiquement et symboliquement à la recherche d'une vie meilleure. Ces drôles de voyageurs mus par l'énergie du désespoir, ne trouvent, pourtant bien souvent, que l'échec ou la mort au bout du chemin. Jamais au cours de l’histoire autant de gens n’ont été déracinés qu’à notre époque. L’émigration, imposée ou choisie, au-delà des frontières nationales ou du village à la métropole, est l’expérience essentielle de notre temps. L’émigration n’est pas uniquement le fait de quitter un pays, de traverser l’eau, de vivre parmi des étrangers, c’est aussi défaire le sens du monde - et à l’extrême limite - s’abandonner à l’irréel qui est l’absurde. Si l’émigration n’est pas imposée par la force des baïonnettes, elle peut-être motivée par l’espoir. Mais émigrer signifie toujours démanteler le centre du monde, et l’aménager dans un monde confus, désorganisé et fragmentaire.
L'Exil une épine plantée dans la chair
L’exposition à « la Longère » sera consacrée à l'Exil, cette épine plantée dans la chair, dont on ne peut jamais se débarrasser. L’Exil, c'est le supplice de Tantale, l'aigle de Prométhée, le rocher de Sisyphe! un calvaire qui n'a pas de trêve. L’Exil, est un phénomène d’ordre universel qui a touché et touche encore des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants dans le monde entier, et qui doit être considéré sous toutes ses dimensions : sociale, économique, psychologique, politique ou culturelle.
Georges Le Fur si proche des autres ne peut taire les violences des peuples à la dérive sur tous les Continents. Inlassablement il dessine et grave les tragédies, et démasque l’horreur.
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