Iles et rias de Bretagne

Yamen Manaï primé pour l'amas ardent publié chez Elyzad

yamen manaï
L'écrivain Tunisien Yamen Manaï a remporté le prix des 5 continents de l'Organisation internationale de la Francophonie pour son roman "L'amas ardent" publié aux éditions Elyzad. 

Né en 1980 à Tunis, Yamen Manai vit à Paris. Ingénieur, il travaille sur les nouvelles technologies de l’information. Son premier roman, La Marche de l’incertitude (Elyzad poche, 2010), a reçu en Tunisie le prix Comar d’Or, en France le prix des Lycéens Coup de Cœur de Coup de Soleil.

"L'amas ardent" est son troisième roman. Ce dernier retrace l'histoire d'un apiculteur dans un pays imaginaire qui mène une vie d'ascète auprès de ses abeilles.Dans cette fable aux accents voltériens, un apiculteur défend ses abeilles contre une secte de frelons particulièrement agressive. Avec humour et une écriture limpide, l'auteur nous en apprend d'avantage sur les pulsions meurtrières des fanatiques que bien des discours a déclaré Paula Jacques la présidente du Jury au sujet du roman de Yamen Manaï.

Le Prix a été officiellement remis à Yamen Manai par Adama Ouane, l’Administrateur de l’OIF à la Foire de Francfort

Doté de 10.000 euros, le prix des 5 continents a été créé en 2001 pour mettre en lumière des talents littéraires reflétant l’expression de la diversité culturelle et éditoriale en langue française sur les cinq continents indique l'Organisation internationale de la Francophonie.

L' Atlas de l'Archipel de Molène

Prolongement occidental du domaine léonard, l’archipel de Molène est une constellation d’îles et d’îlots, peu connus du grand public, et regroupés en un vaste plateau sous-marin. Grâce à des investigations nombreuses et diversifiées, des scientifiques brestois de l’Ifremer, de l’UBO et du CNRS ont obtenu des résultats tout à fait originaux sur les environnements géologique, géomorphologique et sédimentologique de l’archipel.

L’atlas paru chez Quae se compose d’un livret et de 3 cartes thématiques (au format papier et leurs équivalents numériques sur clé USB), illustrant trois grands volets de la très longue histoire de l’archipel. Celle-ci s’échelonne sur environ 300 millions d’années, du Paléozoïque jusqu’à nos jours. Les principaux évènements magmatiques, tectoniques et métamorphiques, liés à la formation de la chaîne de montagnes hercynienne à la fin de l’ère paléozoïque, sont décrits. L’évolution de l’archipel au cours des derniers milliers d’années est également retracée. La dynamique récente du cordon littoral et celle du domaine sous-marin profond sont dévoilées, tout comme la nature et la distribution des sédiments qui les composent.

Ces documents, tous inédits, s’adressent à une large communauté d’utilisateurs, allant des professionnels de la pêche et de la plaisance, aux aménageurs, bureaux d’études, décideurs publics, gestionnaires d’espaces protégés, mais aussi à quiconque est sensibilisé à la protection de l’environnement littoral et marin. Par la densité et l’originalité des résultats présentés, s’appuyant sur une riche iconographie, cet atlas sera une référence pour de futurs travaux.

Une parcelle de l'ile Lavrec près de Bréhat donnée pour que St Budoc veille

Pour le donateur, l'île a une valeur inestimable : « C'est là que saint Budoc s'est installé lorsqu'il a fui le Pays de Galles. Il a fondé sur cette terre la première université monastique d'Armorique, au Ve siècle. Les ecclésiastiques d'alors ont ensuite irrigué la Bretagne en partant de là, comme saint Guénolé, fondateur de l'abbaye de Landévennec. »

Des fouilles sur l'île ont également attesté la présence d'hommes au néolithique, une villa gallo-romaine y fut érigée.

Préparant sa succession, Hervé De Roeck a décidé d'agir : Hors de question qu'un promoteur vende cette île et que les Bréhatins soient envahis par un autre original qui la défigure. En 1960, un architecte belge en avait fait l'acquisition. En 1966, il a amené des bulldozers, rasé le terrain et une partie des sites historiques, pour s'y aménager une piste d'atterrissage. À l'époque, des Bréhatins ont fini par faire fuir le Belge, tapissant sa piste de cailloux. Hervé De Roeck, 85 ans, né Bréhatin, a cédé une part de son histoire familiale à l'association Armor-Argoat Kalon Vreizh, « pour saint Budoc. Je leur cède ma parcelle de 130 m² sur l'île Lavrec, que ma famille possède depuis des siècles et a toujours refusé de vendre ».

Marcel Mochet invité d'honneur du Musée des Thoniers d'Etel

les pêcheurs des extrêmes

Marcel Mochet est l'un des rares journalistes à avoir pu vivre le quotidien de la grande pêche dans les mers australes, au large des Kerguélen, comme dans les hautes latitudes de l'Atlantique nord.

L'exposition Pêcheurs des extrêmes, propose des instantanés de vie des pêcheurs des extrêmes, saisis par le photographe Marcel Mochet. Ils sont français, polonais, malgaches ou ukrainiens et embarquent sur les grands bateaux-usines pour servir dans nos assiettes et sur nos meilleures tables, les produits de leurs longues campagnes de pêche. Des quarantièmes rugissants, dans les mers australes, aux berges inhospitalières du Spitzberg, en mer de Barents, ces laboureurs de la mer restent peu connus du grand public.  

Photographe professionnel, spécialisé dans le domaine maritime pendant une bonne quinzaine d'années à l'AFP, ce Malouin a écumé les mers du nord, jusqu'à 70° Nord» (mer d'Irlande, de Norvège, d'Ecosse et mer de Barents), et celles du Grand Sud (40esRugissants, 50esHurlants). Sur cinq bateaux -deux malouins, deux palangriers de l'île de la Réunion et un concarnois-, dont le dernier morutier français, basé à Saint-Malo, Le Grande Hermine, et le plus grand chalutier usine Joseph-Roty II (une centaine de mètres), il a partagé la vie de ces pêcheurs et vécu comme eux, 24heures sur 24.«Ça représente pratiquement un an d'embarquement. Six campagnes. Hormis un petit chalutier de 23m qui part quinze jours, les autres sont en mer deux mois et demi, trois mois», explique Marcel Mochet. Pour s'imprégner de ce milieu très rude, il a dû se fondre dans le décor. 

Un beau livre témoigne de deux fortes réalités: le travail sur les bateaux de grande pêche et la fin de cette culture maritime en France, un ouvrage dont les photos parlent d'elles-mêmes. Ce livre publié aux Editions du Rocher a reçu le prix du livre maritime 2013.

Groix la nouvelle usine de traitement d'eau sera construite à Créhal

L’implantation de la nouvelle usine est prévue au lieu-dit Mez Linguenand, à côté du réservoir semi-enterré de Créhal. L’emprise au sol de l’usine sera de 320 m2 et l’ensemble de la voirie et des espaces verts attenants occupera 1 200 m2.  Les documents sont consultables en mairie jusqu’au 8 novembre 2017, du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 16 h, et sur internet sur le site www.lorient-agglo.bzh. Les observations peuvent être envoyées par courriel à enquetepublique@agglo-lorient.fr. Le commissaire enquêteur tiendra également deux permanences en mairie samedi 28 octobre de 9 h 30 à 12 h et mercredi 8 novembre de 13 h 30 à 16 h 30.

Molène a désormais des panneaux photovoltaïques sur son central téléphonique

Molène des panneaux photovoltaiques
Les panneaux photovoltaïques sur son central téléphonique évitent les coupures de téléphone en cas de panne électrique. Sur l'année, ils ont fourni environ 25 % de l'énergie consommée par le central. Cette initiative durable peut réduire la facture pour Orange, car « ces centraux sont consommateurs d'énergie » rappelle Pierre Jacobs, directeur Orange Grand Ouest. Ils peuvent aussi éviter qu'en cas de coupure électrique, à la suite d'une tempête par exemple, les clients ne se retrouvent sans téléphone ou Internet. « Surtout que sur les îles, cela peut être plus long pour amener du matériel et dépanner ».
Les huit panneaux posés sur le toit du central de la petite île de Molène ont chacun une puissance de 330 watts. « En plein soleil, la puissance d'un panneau peut allumer 100 lampes led de 3,3 watts. Un jour pluvieux, ce serait une vingtaine, explique Alain Ringnet, chef de projet à Orange labs Lannion. Le solaire charge des batteries et celles-ci ont une autonomie de 48 heures minimum si le courant se coupe. Voire plus, s'il y a de l'ensoleillement. »

L'île d'Ouessant devrait être équipée dans les mois qui viennent : « On travaille également sur la capacité des batteries. » Il faut dire que même si la météo n'est pas la même, le groupe avait déjà une solide expérience en la matière. 

Breizh Nevez 1 en cours de finition à Keroman

breizh nevez
Construit par les chantiers Piriou, long de 43,5 m et large de 11,6 m, le Breizh Nevez 1 possède les mêmes dimensions que le Saint-Tudy. Sa capacité est cependant moindre, puisqu’il ne pourra transporter que 18 voitures, au lieu de 20, ou trois poids lourds et sept voitures, et 300 passagers, contre 440 en été, et 313 en hiver, pour le Saint-Tudy. Il disposera d’un salon de 24 places, dont quatre pour les personnes à mobilité réduite. Son nom, Breizh Nevez 1, est déjà gravé sur la coque. Les Groisillons avaient été étonnés d’apprendre le nom de leur prochain bateau Breizh Nevez - Bretagne Nouvelle en breton - Dominique Yvon, maire de Groix, avait adressé un courrier à Loig Chesnais-Girard, nouveau président de la région Bretagne, désormais compétente. Il se disait « étonné du choix du nom, qui, contrairement à la tradition, a été choisi sans concertation avec les élus de Groix ».« Vous connaissez l’attachement des Groisillons à leur histoire, à leur patrimoine et au maintien de leur identité insulaire. Je vous demande donc, au nom des Groisillons, de nous proposer un nom en lien avec Groix. » Rien n'y a fait. La mise en service du roulier est prévue en mars 2018.

Groix Pole de formation au numérique label GEN

ecole numérique de Groix

L'ancienne maison de retraite de Groix va accueillir désormais un pôle de formation aux métiers du numérique. Le 6 novembre, douze élèves suivront dans les lieux une formation de « référent digital », à raison de 35 heures par semaine, six mois durant, ils apprendront à développer des sites et à les administrer. Un stage d'un mois viendra ensuite compléter cette formation professionnelle certifiée et totalement gratuite. Le pôle de Groix a obtenu le label Grande École du Numérique. L'enregistrement des candidatures, à réaliser sur le site simplon.co, sera clos le 4 octobre. Aucun prérequis en informatique n'est demandé. Il n'y a pas de conditions de diplômes ou d'âges, cependant les élèves en décrochage scolaire ou en reconversion constituent le public cible.

Deux Parisiennes sont à l'origine de ce projet baptisé « Initiatives Groix ». Véronique Braunstein et Jocelyne Gervais, ingénieur pédagogique multimédia qui assurera les formations.

En plus du pôle de formation, l'association travaille bénévolement à deux autres projets : la création d'un espace coworking, sorte de bureaux partagés et d'un espace de télétravail. Dans l'ancienne maison de retraite, des bureaux individuels seront aménagés. L'objectif est de permettre aux habitants de travailler sur l'île, aux jeunes d'y demeurer et, pourquoi pas, d'inciter les continentaux à s'y installer.

maud meyenberg
Belle-Ile et sa production fromagère grâce à 4 pionniers
 Franck Guégan produit du lait de vache que Maud Meyenberg transforme en fromages sous la marque « Pilou ». Une association qui, sur le territoire d’une île, se révèle assez novatrice. Maud, qui ne connaissait rien au monde agricole, imagine ouvrir une fromagerie sur son île. Ce changement de cap a nécessité beaucoup de volonté, un optimisme sans faille et le choix de défendre les qualités agricoles du territoire insulaire. Jeune, elle a habité au pays du Maroilles.  J'ai suivi une formation d'un an en Haute-Savoie pour réaliser ce projet : une fromagerie valorisant le lait de vache sur le territoire local. Le projet a été entendu par la mairie du Palais. Après avoir trouvé un terrain en zone artisanale, la fromagère a reçu un coup de pouce d'Initiative pays d'Auray qui soutient la création ou la reprise d'entreprises. Maud a également été soutenue par la Région, le département, le syndicat mixte du pays d'Auray et de la fondation Arkensol. Pour le reste, il a fallu convaincre les banques. Et ce ne fut pas une chose facile. La fromagerie a pu voir le jour après quelques nuits de labeur et d'inquiétude. Le lait cru de vaches normandes provient de la ferme de Franck Guégan. Les vaches sont nourries sans OGM. Elle sollicite les 9 éleveurs laitiers de l’île, mais seul Franck s'est montré enthousiaste, car avec 45 vaches, il n’arrivait pas à se dégager un salaire. Quand Maud est venue le voir, ça a été le déclic. Du jour au lendemain, il délaisse le soja OGM pour le tourteau de Colza sans OGM. Il replante de la luzerne. Il réduit sa production de lait dont un tiers est réservé à Maud qui l’achète à un prix plus avantageux. Et il vit beaucoup mieux .
La fromagerie de Maud fait des petits. 
Franck avec sa compagne Soizic, a créé en juillet dernier une fromagerie de chèvres. Du chèvre encore avec Marianne Gallene, 19 ans, qui depuis plus d’un an produit depuis sa ferme de Sauzon. Elle aussi a pris conseil auprès de Maud. Le fromage n’est pas encore fait qu’il est déjà vendu . Du chèvre toujours, mais biologique, avec Maël Aillet qui a repris en 2016 la ferme familiale. Il vend la totalité de sa production sur l’île, dans les restaurants, sur les marchés ou encore Au coin des producteurs. Les fromages de Maud font les délices des papilles des insulaires comme des visiteurs. Tous les fromages portent un nom de villages ou un lieu de Belle-Ile, comme la tome de Fonténégo, ou la raclette des Quatre Chemins, sans oublier l' incontournable Pilou, petit fromage frais affiné tout rond.

Sur l’île d’autres producteurs de lait envisageraient désormais de passer à la transformation.

Quemenes une quinzaine de candidatures sérieuses.

Propriétaire des lieux depuis 2003, le Conservatoire a lancé un appel à projet mi-juin. Le délai a expiré hier.Une trentaine de candidatures a été reçue par le Conservatoire du littoral, dont une "quinzaine de sérieuses". Une présélection sera effectuée au mois d'octobre. Chaque candidature retenue tentera de convaincre un jury composé de membres du Conservatoire du littoral et de ses partenaires institutionnels et techniques qui travaillent sur le projet (communauté de communes du Pays d’Iroise, commune du Conquet, commune de Molène, parc marin, parc d’Armorique, chambre d’agriculture). Les nouveaux exploitants devront concilier développement d’un projet économiquement viable et l’accueil du public. Le Conservatoire espère trouver des locataires prêts à s’engager pour "une dizaine d’années" moyennant le paiement d'une redevance de 7.000 €.

A Belle-ile, un projet pour diminuer la dépendance à l'insularité des exploitations laitières.

A Belle-Ile, dix exploitations produisent du lait. Un élevage transforme la totalité de sa production et un autre en vend une partie à une fromagerie de l'île. Mais pour les huit autres, à part un peu de vente directe, l'essentiel des volumes est expédié par bateau vers l'usine Lactalis de Pontivy. La collecte est organisée par la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer, avec la participation des éleveurs et de Lactalis. Parallèlement, la majeure partie du lait et des produits laitiers consommés sur l'île sont importés du continent. Enfin, du fait notamment des sols et de la sécheresse estivale, le besoin en intrants  est élevé, avec un surcoût lié au transport par bateau. 
Un projet porté par le Syndicat d'élevage de Belle-Île-en-Mer a été déposé et accepté dans le cadre de l'appel à projets Agriculture écologiquement performante de la région Bretagne, avec un soutien de 52 904 euros. Coanimé par le CPIE et par la chambre d'agriculture, le projet avance sur deux axes : réduire les charges en développant l'autonomie notamment protéique des élevages, et travailler sur un projet de transformation d'une partie du lait sur l'île. Après une étude de marché, des visites d'ateliers, des essais de transformation, un premier axe a été dégagé autour du beurre, du lait et de l'ultrafrais (yaourts, crèmes glacées...). Une réflexion est menée aussi sur des produits à plus longue durée de conservation, notamment des fromages, nécessaires pour faire face à la saisonnalité de la fréquentation de l'île. Quatre exploitations sont actuellement engagées dans le projet, pour un total de 1,5 M l de lait.

L'achat du Cinéma des Familles de Groix abandonné par Alain Demouly

L'indivision a eu raison d' Alain Delmouly et de son projet de créer une SCI pour racheter le Cinéma des Familles.Yann Boterf, copropriétaire des murs avec sa sœur Anne-Marie Perron, étant hostile à ce projet.  Le refus du frère de la propriétaire de vendre les parts qu’il possède en indivision rend impossible l’achat des murs, les conditions ne sont plus réunies. les chèques qui avaient été faits par quelques personnes seront rendus à leurs titulaires.

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.