Actualités des iles de Bretagne

Groix Changement de potences pour une meilleure luminosité

La société Citéos (Quimper) avec la SDEL Atlantis (Lorient), assure le remplacement de 290 points lumineux sur l'île. Grâce à ces nouveaux équipements, la consommation sera divisée par deux (54 watts au lieu de 125 W par luminaire) et la luminosité sera meilleure. Seuls certains secteurs (parking notamment) resteront allumés toute la nuit. Les candélabres équipés de lampe au sodium, installés sur le front de mer, ne sont pas remplacés. Ces travaux, d'un coût estimé à 300.000 € (dont 180.000 € à charge de la commune) bénéficient de la convention « Territoire à énergie positive pour la croissance verte » signée entre l'État et les communes îliennes

La Compagnie Océane met à disposition des professionnels un tarif piéton Culturel
Afin de favoriser l’animation culturelle et évènementielle dans les îles, la Compagnie Océane qui dessert les îles de Bretagne Sud : Belle-Ile-en-Mer, l’île de Groix et les îles de Houat et Hoëdic met à disposition des professionnels un tarif piéton Culturel.
Toutes les entreprises, associations, cafés, restaurants ou hôtels qui souhaiteraient organiser des évènements ouverts au public, tels que des concerts, peuvent prétendre à l’obtention de ce tarif. Accessible par dossier, ce tarif permettra aux artistes et techniciens de venir se produire dans les îles plus facilement.
Cette tarification fait partie des dispositions commerciales de la compagnie pour témoigner de son engagement partenaire à l'activité culturelle des îles.
Tout renseignement supplémentaire dans les gares maritimes et au 0 820 056 156

Festival Livre et mer
Le Prix Henri-Queffélec est attribué à N'approchez pas de l'île Dawson de Denis Ducroz aux Éditions Paulsen Collection Guérin

Et puis Le Prix du Beau Livre – Ville de Concarneau, qui fait la part belle aux ouvrages illustrés rendant hommage à l'univers maritime et aux gens de mer est decerné à Vendée Globe, de Dino Di Meo et Antoine Grenapin aux Éditions Hugo Image

Six des huit phares en mer de la pointe bretonne entrent dans la liste prioritaire des phares que l'État s'engage à préserver.

Six phares de la mer d'Iroise ne sont plus seulement des éléments de signalisation maritime mais rejoignent pleinement le patrimoine historique de premier ordre. Inscrits depuis 2015, Kéréon, la Jument, Nividic, Ar Men, le Four et les Pierres Noires entrent officiellement dans la liste du patrimoine historique français à préserver prioritairement. Le dossier, ouvert depuis dix ans par le Parc naturel marin d'Iroise, la Drac Bretagne et la subdivision des phares et balises, vient d'aboutir.

Bréhat, l'Alerte a fait son temps

Outil incontournable, rattaché au centre de secours des sapeurs pompiers de Paimpol, L’Alerte a fait son temps. Les affaires maritimes ont validé la décision de remplacer le bateau. « On a un souci d’électrolyse qui a été réparé pour durer encore un peu, mais la décision est prise et en 2018, on espère un nouveau bateau, explique Yann Goanvic. Nous sommes sûrs du remplacement, la question est de savoir quel budget sera investi, car un bateau de cette nature coûte au moins 400 000 €. »

Le Petrel pas du goût des Ouessantins
En service depuis le 7 avril, la nouvelle vedette à passagers de la Penn ar Bed ne fait pas l'unanimité. En jeu, la question de la sécurité de sa coque en aluminium.
Le bateau de 26 m, était attendu au tournant par des îliens connus pour leur intransigeance quant à la qualité de leurs bateaux de liaison. Le Pétrel affiche davantage de puissance. Il est plus rapide il peut atteindre, comme le André-Colin, les 20 noeuds sur mer plate, en vitesse de croisière. Ce qui permet, pour les Ouessantins, de gagner une vingtaine de minutes pour regagner le continent. Cependant le bateau offre moins d'espace à l'intérieur, notamment pour les bagages, qui viennent obstruer les coursives.


Le maire, Denis Palluel, lui reproche sa construction en aluminium et sa plus grande fragilité en cas de talonnage, en comparaison avec une coque en acier. Pour les îliens et le conseil municipal d'Ouessant, le Conseil régional doit, dans le cadre de sa mission de service public, assurer le transport des passagers avec la plus grande exigence de sécurité et en privilégiant les navires à coque acier, particulièrement dans les parages tourmentés de la mer d'Iroise. Pourquoi avoir pris le risque d'acquérir un navire qui n'est plus de première jeunesse, capable de s'ouvrir comme une boîte de sardine au moindre talonnage ?, argumente le conseiller municipal et ancien marin, Jean Gouzien, à Ouessant.
De son côté, le patron de la compagnie de navigation Philippe Grall, rappelle que ce navire répond à l'ensemble des normes en vigueur, qu'il est homologué à travailler dans ce secteur, comme de nombreuses coques aluminium assurant ce type de liaison. « Nous travaillons actuellement à mieux intégrer les bagages et à améliorer notre communication à bord, afin d'utiliser les espaces vacants sous les sièges ».

Ile de Sein Un projet pour l'installation de jeunes agriculteurs
Deux parcelles de terrain vont servir de test pour la culture du chanvre et du blé noir, pratiquée jadis sur l’île. Henri Le Bars, élu de l’île en charge de l’économie a accueilli Albin Monsorez, coordinateur des projets pour l’Association Blue economy et initiative locale (Abeil). La voie de transformation envisagée est la transformation des graines en farine qui couplée à celle du blé noir permettent l’élaboration d’une petite galette croustillante très appréciée à l’apéritif. Un partenariat avec la société Chrips (Plonéis) est en cours .La finalité du projet est de contribuer à l’installation d’un couple de jeunes agriculteurs.

Le Tribunal Adlinistratif de Rennes rejette les requêtes du COCIG et de l'association des Citoyens Contribuables de Touraine et de Bretagne


Le tribunal administratif de Rennes a rejeté aujourd'hui les requêtes du COCIG et de l'association des Citoyens de Touraine et de Bretagne dirigées contre le contrat de DSP de transport maritime vers les îles du Morbihan et ses clauses tarifaires.  Le rapporteur public avait conclu à un rejet « La quasi-totalité des griefs étant inopérants car ils n’avaient pas porté atteinte aux requérants, ce n'était pas des concurrents évincés ». 

Groix le bâtiment Ty Canot, va être rénové et deviendra le bureau de l’office de tourisme pour l’été 2018.

Le conseil communautaire de Lorient Agglomération et la commune de Groix vont signer la convention qui permet de démarrer des travaux d’aménagement des futurs bureaux de l’office de tourisme. Le bâtiment qui l’abritera sera construit sur le terrain qui jouxte, dont la commune de Groixa fait l’acquisition. 

Le bâtiment Ty Canot sera transformé en Maison de l’île où pourront se tenir des expositions et des manifestations. Un montant de 400 000 € a été budgeté. Dominique Yvon maire de Groix attend des subventions de la part du Département, de l’État et de la Région. De son côté, Lorient Agglomération investira 120 000 € pour les aménagements intérieurs du bureau de tourisme et 27 300 € pour son équipement informatique. Le concours d’architecte  va être lancé. Les études de maîtrise d’œuvre devront être démarrées au plus tard au mois de juin 2017. Le permis de construire devra, lui, être déposé au plus tard en octobre 2017.

Le Fifig met le cap sur les petites Antilles
Le Festival du Film Insulaire de Groix aura lieu du 23 au 27 août. Au programme : trois soirées consacrées au cinéma de Trinidad et Tobago, des îles néerlandaises et françaises ; trois tables rondes autour de l’insularité et de l’outre-mer. La 17e édition du Festival du film insulaire de Groix met le cap sur les petites Antilles. Sarah Farjot a été recrutée pour assurer la programmation des îles invitées et la coordination générale. Le jury des jeunes de Groix et de Belle-Ile aura sa compétition de courts-métrages,jury encadré par les Tempestaires, association belle-iloise d'éducation à l'image.

Le Goulphar dans les eaux de Belle-Ile et de Groix

Le Goulphar, est le troisième caboteur de la Compagnie TMC, mesurant 36 m de long pour 7,85 de large, avec un tirant d'eau de 1,80 m, doté d'une double coque en acier, d'un système de gestion des eaux polluées et peut embarquer 172 tonnes. Le bateau construit par Bodewes Group, a effectué sa première entrée dans le port du Palais, avec un chargement impressionnant, dont plusieurs mobil-home situés sur le ponton.

Ce nouveau bateau va permettre à TMC d'opérer une diversification vitale pour la pérennité de l'entreprise. Avec ce caboteur capable d'embarquer jusqu'à six camions, TMC va enfin pouvoir s'attaquer au marché des GMS, des commerçants et des artisans en transportant une grande variété de biens de consommation et en multipliant les rotations, vers Belle-Ile et Groix.

Grâce à sa manoeuvrabilité, ses deux moteurs et deux hélices, et son accès par deux portes latérales lui permette d'accéder à n'importe quelle heure à l'avant-port de Belle-Ile. Avec le Goulphar , TMC table sur 20 à 30 % d'activité en plus. Quatre à cinq marins ont été embauchés. Le Goulphar sera également fort utile dans la perspective du chantier de la construction du nouvel hôpital de Belle-Ile.

2017, 10ème et dernière année pour les Robinsons de l'ile de Quemenes

2017 sera la 10ème et dernière année sur l' Île de Quéménès, pour David et Isabelle et leur petite famille car ils n'ont pu arriver à se mettre d'accord sur les termes du renouvellement de la convention qui les liaient au Conservatoire du littoral. Ils vont se concentrer à l'avenir sur la récolte d'algues de rives, domaine dans lequel ils se sont récemment spécialisés.Quant à l'île, un nouvel appel à projets va être lancé dans le courant de l'été par le Conservatoire du littoral pour reprendre l'activité

Ile d'Arz, la taxe pour l'utilisation de la cale de Barrarach contestée

L'Association ildaraise des usagers des transports terrestres et maritimes représentée par Gérard Tatibouët son président, accompagné de Marie-Hélène Stéphany, le maire, ont rencontré Gérard Lahellec, vice-président du conseil régional de Bretagne en charge des transports, et Luc Foucault, maire de Séné, pour leur faire part des préoccupations des usagers professionnels concernant la taxe décidée en janvier 2017 pour l'utilisation de la cale de Barrarach. Cette décision a été prise sans concertation avec les Ildarais alors que cette cale est la desserte passagers et marchandises de l'île et que l'espace réservé au fret n'est doté d'aucune infrastructure. L'AIUTTM a donc demandé au maire de Séné de suspendre cette mesure le temps de trouver une solution concertée associant les usagers. Les usagers professionnels qui souhaitent soutenir cette action peuvent adresser leur demande à l'adresse suivante : aiuttm@orange.fr

In vino Verit'Arz, Première vendange en 2019
Mille mètres carrés de vigne sur l'ile d'Arz, à l'initiative de cette opération avec l'association bien nommée de In Vino Vérit'Arz, Daniel Lorcy. La plantation des 250 premiers pieds de pineau blanc a eu lieu hier à l’île d’Arz. Respectant au centimètre près les espaces d’un mètre entre chaque pied et deux entre chaque allée, une quinzaine de membres de l’association In Vivo verit’Arz a transformé cette parcelle de prairie communale donnant sur la mer en coteau parfaitement exposé au Sud-Est. Faire du vin à l'île d'Arz, ce n'est pas une lubie. En 1890, le vignoble couvrait 2.000 hectares dans le Morbihan et les plus lointaines mentions de la présence de vigne remontent à 1032... Une dernière déclaration de vendange date de 1993 à Sarzeau. Cette expérience est menée avec l'École supérieure d'agriculture d'Angers. L'association n’a pas vocation non plus d’exporter. Avec 650 pieds à terme, le vignoble ne devrait guère produire plus de 600 litres, soit quelque 750 bouteilles qui seront partagées entre les 52 membres de l’association et la mairie qui les servira pour ses réceptions. Du blanc, essentiellement, dont l’arôme devrait se rapprocher du vin d’Alsace. Les premiers pieds ne font que quelques centimètres de haut. Il faudra en prendre grand soin jusqu’à 2019 pour réaliser les premières vendanges et lancer le processus de vinification qui se fera lui aussi sur l’île

Echangez vos papiers contre des oeufs à Belle-Ile
Afin de rendre plus concret le recyclage des papiers, la Communauté de communes de Belle-Ile-en-Mer organise une opération intitulée « échangez vos papiers contre des oeufs ». Du 3 avril au 11 mai, les usagers sont invités à ramener 3 kg de papiers dans les locaux de la CCBI qui en échange fournira une boîte d'oeufs provenant de l'usine Cellulose de la Loire. L'usager pourra ensuite se rendre Au coin des producteurs, à Mérezelle où six oeufs lui seront remis gratuitement (dans la limite d'une boîte par foyer). Les papiers recyclés comprennent les livres, cahiers, journaux, enveloppes, catalogues, prospectus, courriers, papier d'impression, sacs/sachets en papier,... 23 bornes à papiers sont réparties sur le territoire, plus une benne dédiée en déchèterie.

La Région Bretagne investit 196.000€ à l'Ile de Sein
Dans le cadre du contrat de partenariat État-Région-Îles du Ponant, la Région épaule la réalisation de quatre logements dans l’ancienne école. Le coût est estimé à 121 000 €.
Le second dossier consiste à investir 75 000 € dans une centrale photovoltaïque. La Région va financer cet équipement, comme le syndicat départemental d’énergie du Finistère.

La création du Centre national des phares à Brest inquiète. 

En 2009, le Grenelle de la mer projetait, dans son livre bleu, de faire du musée d'Ouessant une « référence internationale ». 

Un Groupement d'intérêt public est en cours de création pour rassembler diverses institutions qui conduiront ensemble le projet : le département du Finistère, le PNRA, le Parc marin d'Iroise, Brest Métropole, l'État qui est propriétaire de quelque 7.000 pièces dont celles déposées au Créach et la mairie d'Ouessant.

Le projet est ambitieux : au Créach, un agrandissement conséquent. On entrerait désormais par la porte principale et les bâtiments des gardiens seraient réaménagés : accueil, boutique, bureaux et un logement reconstitué pour évoquer la vie du phare à l'époque où les gardiens et leurs familles y vivaient. Si la chose est possible, la tour elle-même pourra être visitée. Dans le musée, un parcours enrichi : les collections d'archéologie sous-marine, jusque-là cantonnées dans les réserves, seraient exposées et la scénographie, dont l'essentiel date de 1988, serait modernisée. « Il n'est pas question de transférer les collections exposées à Ouessant : non seulement elles resteront mais seront en outre enrichies », assure Mélanie Thomas, responsable de la mission de préfiguration du projet prévu à l'horizon 2020-2021.L'antenne de Brest assurera quant à elle la conservation des oeuvres non exposées et présentera les aspects plus techniques des technologies exposées à Ouessant

Opération de rajeunissement du centre des Glénans de l'ile d'Arz
L'école de voile des Glénans projette de se lancer dans une grande opération de rajeunissement de ses locaux d'accueil à l'île d'Arz. Le réaménagement des dortoirs et des réfectoires est estimé à 1,7 M€. L'enjeu est de pouvoir diversifier la clientèle et de travailler sur une saison élargie.L'école de voile possède ainsi un beau patrimoine sur trois hectares de terrain, les pieds dans l'eau, dans le sud de l'île. La capacité d'accueil est de 116 lits. De mars à novembre, les Glénans accueillent 2.000 stagiaires en initiation ou perfectionnement, dont 900 adolescents, de 40 à 50 % de la région parisienne. Le centre dispose de 25 catas, 25 dériveurs, huit habitables. 
Une étude de faisabilité sur un réaménagement complet de l'hébergement prévoit de défaire un bungalow, de le reconstruire en prolongement d'un autre et deux relier les deux maisons entre elles. L'idée est de diversifier la clientèle, de proposer des formules autres que les six heures de voile quotidienne et de pouvoir ouvrir ainsi la base à l'année. La Caisse des dépôts soutient le projet des Glénans et le Conseil Départemental.

La disparition du cinéma de Groix plane toujours aucune avancée

Le Cinéma des Familles est à vendre. L’inquiétude de sa possible disparition plane sur l’île. Un collectif s’est donc créé pour le racheter. La propriétaire a donné un accord de principe. « Nous réfléchissons à la structure juridique la plus adaptée, explique Alain Delmouly, à l’origine de l’initiative. Elle comprendra 2 500 parts de 100 € chacune. Cela représente le montant nécessaire au rachat du cinéma et à sa mise aux normes. » « Nous mettons comme condition que le cinéma reste en activité », confirme Anne-Marie Perron, qui en est propriétaire avec son frère.

Une réunion a rassemblé, les représentants des associations Cinéf'îles et Fifig, ainsi qu'une partie du collectif, pour échanger sur le sort réservé au Cinéma des familles. Celle-ci s'est soldée par une opposition entre les parties. « Nous sommes entrés dans cette réunion avec des réserves et nous en sommes ressortis avec autant de réserves... Nous ne sommes pas rassurés par ce qui a été dit », indique François Baron, président du Fifig. Alain Delmouly assure pourtant « que les créneaux d'utilisation du cinéma par les deux associations seront conservés, aux mêmes conditions qu'aujourd'hui »

François Baron reste sur ses positions et ajoute « Pour moi, la meilleure solution serait que la mairie acquiert les murs ». Une décision que conteste Alain Delmouly : « Le but n'est pas que la mairie s'en mêle ! C'est de l'ordre du privé ».
Censée mettre les choses à plat, cette réunion n'a finalement apporté aucune avancée. Une chose est certaine, d'ici la fin du mois d'août, le collectif devra dire si le projet est accepté ou avorté.

Maison de santé à Groix
Les travaux de la maison de santé débuteront à l’automne en face du nouvel Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. Le bâtiment comportera trois niveaux. L’espace médical de 500 m2 sera accessible de plain-pied. Il pourra accueillir quatre médecins, un dentiste, deux infirmiers, un ostéopathe, un orthophoniste et quatre kinésithérapeutes. Il comprendra également une salle de soin et un local de radiologie. Des logements pour les professionnels de santé remplaçants sont prévus. Pour rendre le projet finançable, Lorient Habitat construira en plus onze logements sociaux. Coût de l'opération il est estimé à 1 180 000 €. Avec les subventions de l’État et de la Région, il restera environ 350 000 € à financer par un emprunt de la commune, qui sera amorti en louant les locaux de santé environ 5 € par m2 et par mois.

Fumaison artisanale à Groix
Cela fait plus de vingt ans qu'on ne fume plus de poissons sur l'île de Groix. Sous l'appellation « Les fumaisons-île de Groix », quatre associés ont décidé de relancer la pratique. Sur les quais de Port-Tudy, l'unité de production est presque achevée, elle se situe dans le prolongement du pôle mer, un bâtiment bardé de bois, d'une superficie de 230 m², et l'unité de production devrait être opérationnelle dès le mois d'avril et les premiers poissons fumés groisillons devraient être commercialisés au printemps.

Michel Gourong, Groisillon bien connu, ancien prof de l'école de pêche et fumeur de poisson amateur a soufflé l'idée, résume Patrick Saigot. Celui-ci a réussit à embarquer dans l'aventure deux autres Groisillons, Jean-Louis Farjot, patron du restaurant Le Cinquante, et Simon Calloch, ancien restaurateur et qui était jusqu'en décembre le responsable de la capitainerie de Port-Tudy. Le trio est complété par Le Rochelais Thomas Spriet qui s'occupera de la vente des produits sur internet. Pour alimenter la production, « Les fumaisons-île de Groix » s'appuieront sur la petite pêche locale et dans les criées de Lorient et Audierne.

Les premiers poissons fumés à Port-Tudy devraient être mis en vente au mois de mai. Les quatre associés visent le circuit des épiceries fines, des poissonniers ou des restaurateurs.

Groix 15.000 bouteilles de vin de l'ile à l'horizon 2023
Un jeune couple franco-suisse, envisage d'investir la ferme de Port Coustic au sud-est de l'île de Groix et d'implanter dans le secteur un domaine agricole et viticole d'où sortiront, à terme, 15.000 bouteilles par an.
Mathieu Le Saux, originaire de Caudan et Noémie Vallélian, y croient. L'idée de créer son propre vignoble a germé dans l'esprit de Mathieu Le Saux début 2015, au sortir de quatre années de travail dans un domaine viticole suisse. Tous deux souhaitent acquérir dans les semaines à venir la ferme de Port Coustic, ses 7 ha de terrain et ses boxes à chevaux. Les vignes se trouveront plus loin. Les deux premiers hectares devraient être implantés en 2018 du côté de Port Melin. Leur objectif est d'implanter en tout 4 ha de vignes, pour une production d'environ 15.000 bouteilles. Elle est plus intéressée par le maraichage et la biodynamie.En attendant, il souhaite développer une activité de chambre d'hôtes et de ferme pédagogique. Le projet a un coût, chiffré à plus de 350.000 € pour l'intégralité qui va jusqu'à la transformation du hangar en cave. Il leur reste à obtenir l'aval de l'établissement public FranceAgriMer

Ouessant Solabia fait l'acquisition d'Algues et Mer
Le groupe Solabia, fournisseur français d’ingrédients cosmétiques issus des biotechnologies (fermentation et biocatalyse enzymatique), de la chimie fine et des technologies d’extractions végétales, complète son offre en capitalisant sur la richesse et la diversité des algues via l’acquisition de la société Algues & Mer, une société créée en 1994 et dont le siège est situé sur l’île d’Ouessant, en mer d’Iroise où elle bénéficie de conditions de sourcing exceptionnelles.

Depuis sa création, Algues & Mer s’est notamment distinguée dans le développement de différentes molécules actives et en particulier, les fucoïdanes, des polysaccharides sulfatés aux propriétés multiples destinés à un usage cosmétique, nutritionnel et pharmaceutique (collaboration en cours avec l’Inserm).

Transition énergétique ambitieuse pour les iles de l'Iroise
L'objectif : une autonomie en production d'énergies renouvelables à 100 % d'ici 2030.
Grâce au programme lancé hier mardi 6 septembre 2016, les trois îles seront dotées de panneaux et de générateurs photovoltaïques, mais aussi de bornes de recharge de véhicules électriques alimentées à 100 % par les énergies renouvelables, des lampes à Led seront distribuées gratuitement aux habitants des trois îles. D'autre part ceux qui le souhaitent pourront accueillir des poules capables d'ingurgiter 150 kg de déchets par an

Expérimentation d'une concession multi-espèces sur filières en mer d'Iroise.
Il s'agira d'une première en Finistère. L'expérimentation d'une concession multi-espèces, sur filières en mer, au large de Molène, sur 10 hectares et pour cinq années, est programmée à partir de 2017.Face à la mortalité récurrente des huîtres et des moules dans les concessions proches de la côte, les professionnels sont à la recherche de solutions et de nouvelles aires d'exploitation marine. 
Ce projet porté par le Comité régional de la conchyliculture de Bretagne-Nord est soutenu par le Parc marin d'Iroise et les services de l'État. Une enquête publique simplifiée vient de s'achever.L'originalité de cette concession résidera dans la multi-activité de l'élevage.Cette expérimentation programmée sur cinq années permettrait de tester différents élevages à cet endroit. Et surtout les exigeantes conditions d'exploitation en pleine mer. Ces six premières filières seraient semi-immergées avec seulement, en surface, les deux bouées de début et de fin de ligne. La zone serait évidemment soumise à des règles particulières de navigation. Côté exploitation du site, le projet prévoit l'embauche de deux personnes qui travailleraient à partir d'un bateau suffisamment hauturier (contrairement à une barge ostréicole simple) d'une douzaine de mètres. Aurélien Masson, le récoltant d'ormeaux de l'Ile de Molène, a déjà été identifié. Une deuxième personne, de préférence un habitant de Molène, sera recrutée dans les prochains mois. Mais il faudra attendre l'ensemble des autorisations administratives pour démarrer et notamment « La tenue de la commission des cultures marines à fin du premier semestre 2016 », commente Hervé Thomas, en charge de la direction des territoires et de la mer en Finistère.

La promotion des iles du Ponant en trois pistes
Un contrat local de santé, une dotation spéciale et un label « Produit sur les îles »… L’association des îles du Ponant, travaille sur ces trois pistes pour promouvoir le développement des 15 îles membres.

« Nous préparons un contrat local de santé pour les îles », dit Denis Palluel, président de l’association. Il consiste à poser un diagnostic sur les problèmes de santé rencontrés sur les îles et à définir des axes stratégiques : développer l’accès aux soins, favoriser le maintien à domicile, améliorer les transports sanitaires…

Confrontées à la baisse des dotations de l’État et à un surcoût de + 40 % dû à l’insularité pour les travaux et la gestion des services, les îles du Ponant demandent une dotation particulière qui serait répartie entre les 15 membres. « C’est une demande forte, dit Denis Palluel, également maire d’Ouessant. Sein et Molène vont être étranglées financièrement. Ce type de dotation existe déjà pour la Corse et l’Outre-Mer ».

L’autre gros problème des îles, c’est l’emploi… L’association essaye d’y apporter une solution en proposant un label « Produit sur les îles » pour mettre en valeur les producteurs en réseau, les aider à mieux valoriser leurs produits et donc doper l’économie locale ! « Ce label est en cours d’élaboration, dit Denis Palluel. On travaille sur le cahier des charges ».

Le roulier Lorient Groix construit à Lorient
Le conseil départemental du Morbihan confie au chantier Piriou (Concarneau) la commande du nouveau roulier pour les liaisons Lorient-Groix.Cette décision devrait être entérinée le 4 décembre, avant que le président du département François Goulard ne signe le bon de commande estimé à plus de 13 millions d'euros. Même si cette somme au final sera assumée par la Région Bretagne qui prendra la compétence transports au 1er janvier 2017.Long de 43,50 m, pour 11,60 m de large, le navire pourra embarquer 300 passagers, 18 voitures, trois poids lourds.

Ouessant projet de rénovation portuaire du Stiff
La mise aux normes du port du Stiff s’intègre dans un ensemble comprenant également de gros travaux aux ports du Conquet et de Molène. Le budget global de l’opération s’élevant à 15 M€.

La reconfiguration des installations portuaires ouvrira un vaste chantier qui durera plusieurs mois. Les travaux devant débuter en 2018 pour se terminer en 2020.

L’ouvrage se déroulera en trois phases.

- La première consistera à emménager le vieux quai, afin de permettre aux navires, en particulier le « Fromveur II » d’escaler dans de bonnes conditions durant les travaux sur le quai Jarlan. Le vieux môle sera ainsi élargi d’environ 2 mètres et doté d’un nouvel escalier.

- La seconde phase verra le quai Jarlan élargi, passant de 6 mètres à 16 mètres, grâce à la pose de deux nouveaux caissons qui seront accolés à ceux existant côté intérieur du môle. Les deux escaliers actuels disparaitront et seront remplacés par une rampe d’accès aux navires dotée d’une voie ouverte aux PMR (personnes à mobilité réduite) Au final, il existera deux zones de transit distinctes, l’une pour les passagers, l’autre pour le fret.

- La troisième phase du projet vise à améliorer les déplacements sur le terre-plein. Ceci afin de sécuriser la circulation des piétons, les mouvements des engins portuaires et d’optimiser le stationnement des véhicules collectifs et particuliers.

Ouessant nouvelle structure pour l'abeille noire

2015 voient la naissance d'une nouvelle structure insulaire, l'Institut ouessantin de recherche sur l'abeille noire bretonne, qui se donne cinq ans pour réaliser ses objectifs. Ses fondateurs souhaitent apporter quelque chose à l'île, en faisant progresser la connaissance du public sur l'abeille, via la publication de travaux scientifiques et de la carte génétique, tout en faisant participer collégiens et lycéens. Le milieu universitaire participera également aux travaux concernant l'apithérapie dont l'efficacité est avérée, en vue d'une possible application en pharmacie. Une maison de l'abeille pourra aussi voir le jour. C'est Léo Hellequin, de Kéréré, petit-fils du fondateur du conservatoire, qui a été élu président, à l'unanimité. Gwendal Kéruzec, de Plouénan, attaché à la conservation des races anciennes bretonnes et Romain Le Menn, écologiste finistérien, l'ont rejoint au bureau. Le nouvel organisme souhaite la protection de l'abeille. Dans ce but, il entend travailler en réseau et avoir pour partenaires les structures existantes : Parc d'Armorique, parc marin, Association naturaliste d'Ouessant, etc.

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.