Iles et rias de Bretagne

L'ile des femmes projection du film à Ouessant le 25 août au salon du livre insulaire.

L'ile des femmes Cécile Canut

Ja, jeune femme de Cabral, n'est pas partie "chercher sa vie" ailleurs comme tant d'autres au Cap-Vert. Elle n'est jamais sortie de son village. Ja décide de faire le tour de son île, à la rencontre de femmes qui s'adonnent comme elle à l'étonnante pratique corporelle du batuke. Au cours du périple, nous découvrons "celles qui restent" et qui surmontent ensemble, à travers cette expression, la rudesse et l'acuité de la séparation. Le batuke fait partie des formes musicales les plus anciennes de l'île de Santiago. Caractérisé par un rythme euphorique, des mouvements saccadés du corps, une orchestration basée sur les voix et les percussions, il est devenu essentiellement féminin : les femmes ont remplacé le tambour par un paquet de tissu coincé entre leurs cuisses sur lequel elles tapent, l'une d'entre elles chante des poèmes où il est question de leur vie quotidienne, des difficultés de la vie de couple, ou de la séparation. Pour survivre, leurs maris, leurs frères mais aussi leurs sœurs et leurs mères partent à l'étranger pour nourrir leur famille rester au pays

Publiée aux Editions Petra, Cécile CANUT est réalisatrice et sociolinguiste,

L'Association Cinéf'iles de Groix a un projet

cinema des familles

L’association Cinéf’îles de Groix, avec l’aide et le soutien de ses adhérents, est prête à reprendre l’exploitation du cinéma
Cette équipe de passionnés propose des projections toute l’année. Elle envisage d’ajouter à cette offre, un choix de films grand public durant l’été et les vacances scolaires, afin de permettre aux Groisillons et aux vacanciers de disposer d’un cinéma rassemblant culture et loisirs. 
Une étude prévisionnelle chiffrée de fonctionnement sur l'année a été réalisée, incluant la création d'un emploi, soutenu par l'équipe de bénévoles.
A partir d'un achat des murs par un organisme public, ou une structure coopérative Cinéf'iles peut se porter acquéreur du fonds de commerce de cinéma, l'association disposant de fonds propres, pour compléter cette mise de fonds L’Association Cinéf’îles, aura recours prochainement au financement participatif, auprès des Groisillons et des amoureux du cinéma. La population groisillonne connait les dirigeants de l’association Cinéf’iles et apprécie la qualité de son travail et de son engagement. 

Le cinéma des familles de Groix va t'il être cédé à une SCI baptisée Cinégroix ?

Le Cinéma des familles est à vendre. Anne-Marie Perron l'exploitante, propriétaire avec son frère est actuellement en discussion avec un collectif local, initié par Alain Delmouly. Lors de la réunion d'information sur la proposition de reprise de l'activité du Cinéma des Familles

les participants se sont inquiétés de ne pas pouvoir consulter les statuts de la SCI et ceux de l'association. Alain Delmouly a précisé que « ce ne sera possible qu'à la réception de l'achat des parts ». Tout est verrouillé par quatre personnes Daniel Gourronc, vice-président, Sylvie Barlet, trésorière, Alain Delmouly, président, et Serge Heurteur, secrétaire, sans aucune possibilité d'accès au dossier.

Une SCI propriétaire de la salle ? créée sous le nom de SCI Cinégroix qui deviendra propriétaire de la salle, constituée de 2 500 parts de 100 € chacune qui seront proposées à tous ceux qui souhaitent contribuer à sauver le cinéma. Chaque apporteur sera donc copropriétaire des locaux à hauteur de son apport. 

Ceux qui vont y souscrire des parts sont-ils conscients de leurs engagements et responsabilités tant financières que civiles ? Inconvénient de la SCI : les associés sont indéfiniment responsables sur leurs biens propres des dettes de la société. Les associés d'une SCI engagent donc leur patrimoine personnel, à proportion toutefois de leurs parts détenues dans le capital social. Le créancier de la SCI peut donc saisir son patrimoine personnel à hauteur de ce montant après avoir vainement poursuivi la société. On ne peut pas prévoir de clause contraire dans les statuts de la société. Alors la vigilance est de rigueur.

FIFIG Les Petites Antilles ces grains de terre

Les Petites Antilles, c’est, du Nord au Sud et sans être exhaustif : Anguilla, Saint-Martin et Saint-Barthélémy, Antigua-et-Barbuda, Montserrat, la Guadeloupe, la Dominique, la Martinique, Sainte-Lucie, la Barbade, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Grenade, Trinité-et-Tobago, et un peu plus à l’Ouest, les Antilles néerlandaise dont Curaçao. Des grains de terre, éparpillés dans la mer des Caraïbes, à chacune des îles des Petites Antilles son histoire, sa musique, sa danse et ses films. Les documentaires antillais sont axés sur l’humain et son rapport à l’autre, valeurs chères au Festival depuis ses débuts. A voir à Groix du 23 au 27 aout

Cette année, la compétition vous emmène aux quatre coins des océans avec 16 documentaires. La nouvelle équipe de programmation a décidé de créer un nouveau prix, celui du meilleur court-métrage documentaire. Lors d’une matinée, de projection commune, ces films courts rapprocheront les collégiens bellilois et groisillons, du jury jeune, des membres du jury professionnel, qui partageront leur expérience avec les adolescents.

Documentaires, courts-métrages et tables rondes sont notamment au menu d'une édition qui s'annonce riche en voyages.

Quelques grandes thématiques seront explorées sur quatre jours de compétition. « En route pour les Petites Antilles » sera au coeur du festival, avec comme fil rouge la question de l'identité.

La soirée d'ouverture aura lieu le mercredi 23 à 18 h, à Port Lay sur la scène du Tiki. Le spectacle « Solitudes Martinique », de Véronique Kanor lancera les festivités dès 22 h. Mélange de performance scénique et de projection photos et vidéos, la performance conte le parcours d'une métropolitaine débarquant en Martinique. A 23 h, le groupe breton guadeloupéen Lyannaj Névé proposera un rassemblement festif à l'Usine de Port-Lay.

Trois autres soirées thématiques se succéderont ensuite dans cette programmation : une soirée Antilles néerlandaises, le jeudi 24 août ; une soirée martiniquaise consacrée à la réalisatrice Euzhan Palcy, le vendredi 25 août ; puis une soirée dédiée à Trinité-et-Tobago le lendemain. 

Concernant la compétition officielle, dix documentaires s'affronteront pour décrocher l'île d'Or. La réalisatrice guadeloupéenne Sylvaine Dampierre présidera le jury, composé de quatre autres professionnels de l'audiovisuel. D'autres récompenses seront distribuées : le prix Lucien Kimitété, le prix du public, le prix du coup de coeur et le prix du meilleur court-métrage documentaire.

Organisation de quatre tables rondes, qui se dérouleront aux hauts de port Lay. La première le jeudi 24, à 17 h 30 avec l'historien spécialiste de la Turquie, Étienne Copeaux. Il viendra échanger sur le thème de « Chypre, au-delà du mur ». La seconde aura lieu le lendemain, à 16 h 30, avec l'intitulé « La crise sociale de 2009, et après ? » Les invités seront Ary Gordien, chercheur en anthropologie, rédacteur d'une thèse sur la crise sociale de 2009 en Guadeloupe, Véronique Kanor et Frank Salin, réalisateurs. Le samedi 26, à 16 h, Osange Silou, spécialiste du cinéma caribéen et les réalisateurs et réalisatrices présents sur le festival, discuteront de la problématique « Quelles perspectives pour le cinéma insulaire ? ». Cette table ronde sera réservée aux professionnels. La dernière date se tiendra le dimanche, à 11 h 30, en présence d'Aurélie Helmingler, chercheuse au CNRS en ethnomusicologie et des musiciens du steelband Ti Soleil, formation de Pan à Paname pour échanger sur le thème des steelbands de Trinité-et-Tobago.

Enfin, le public pourra découvrir la sélection « Coups de coeur » du Fifig. FIFIG

barnabé file doux
Barnabé file doux vous accueille dans sa petite crèche à Ouessant

C'est une toute nouvelle enseigne, Barnabé file doux, qui a ouvert ses portes, au lieu-dit Le Drudec. Un brin militant, un brin insulaire, totalement bibliovore, laissez-vous embarquer dans les douces injonctions de Barnabé, ce petit mouton espiègle, passionné et têtu! Avec ses créations originales d'art, d'artisanat et de souvenirs, Gwenaëlle Baamara a installé son commerce dans une jolie petite crèche, lumineuse et chaleureuse, sur la route du Créac'h à droite vers le phare.

Elle y propose des marinières floquées, des trousses, des sacs en toile, des marque-pages, mais aussi des peintures de sa tante, Marie-France Berthelé. Cette boutique « éphémère », comme elle la nomme, sera ouverte tout l'été de 14 h à 17 h (ou plus tard, selon l'humeur et la marée...) sauf le mercredi. Vous pouvez aussi visiter le site internet pour passer des commandes. barnabé file doux

Mag Carlhant

Les 100 ans du jazz en terre d'Iroise du 24 au 27 août à Ouessant
Les 23 et 24 août 2002, le jazz s'invitait au 4ème Salon International du Livre Insulaire d'Ouessant. Dans le cadre du Salon du livre insulaire d'Ouessant cet évènement sera fêté. Les formations présentes au salon du livre insulaire seront essentiellement composées d'artistes bretons qui seront en résidence pendant quatre jours et animeront le salon au travers de rencontres et de concerts:

Le trio René Goaër et Gildas Scouarnec, Le quartet Yvonnick Penven, Le quintet André Losquin et la chanteuse Mag Carlhant. Cette manifestation se fait en partenariat avec le Collectif Jazz Bretagne

Salon du livre insulaire d'Ouessant du 24 au 27 août
La littérature a encore de beaux jours devant l'île et ses lecteurs, c'est pourquoi toute l'équipe du salon du livre insulaire vous prépare sa 19éme édition du Salon International du Livre Insulaire qui se déroulera sur l'île d'Ouessant, du jeudi 24 août au dimanche 27 août 2017

thème : Découvrir les Sagas Islandaises? Pourquoi-Pas !

L'entrée sera gratuite, vous pourrez aller à la rencontre en toute liberté avec des éditeurs, des auteurs, des ouvrages du fond ancien ou des nouveautés contemporaines de littérature des îles.livre insulaire

Decouvrir les Sagas Islandaises à Ouessant du 24 au 27 août

La 19e édition du salon du livre insulaire présente deux thèmes principaux à savoir un thème géographique et un thème littéraire et s’y ajoute un hommage au passé. L’île c'est l’Islande. Le public pourra trouver non seulement des livres de tous genres sur la littérature islandaise, mais aussi participer à des conférences ou dialoguer avec traducteur ou conférencier pour mieux connaître cette île.
Le thème littéraire est celui de la Saga.
La commémoration est celle d’une fortune de mer très célèbre : le naufrage en Islande du navire « Le pourquoi pas » en 1936, expédition polaire du Commandant Charcot, dont il y eu  un seul rescapé, un douarneniste, alors que les autres membres d’équipage, ouessantin ou finistériens périrent dans la catastrophe.

sophie salleron

Sophie Salleron en résidence au phare du Créach

L’association CALI organise depuis 2009 des résidences d’écrivain au Sémaphore du Créac’h, (propriété du Département du Finistère). Après avoir reçu pendant 6 mois sur 2016-2017 l’écrivain David Fauquemberg, elle reçoit l’auteur oléronaise Sophie Salleron jusqu’à fin octobre. Son projet d’écriture est basée sur plusieurs genres littéraires : la poésie, le conte et bien sûr en lien avec l’insularité . des rencontres seront programmés avec les écoles et la population ouessantine. Phare et gardien de phare vont inspiré son travail durant plus de deux mois sur l’île.

C’est sur les terres sablonneuses d’Afrique que Sophie Salleron à écouté ses premières histoires.

La première conteuse qu’elle a rencontrée reste indéniablement sa maman. Une petite enfance passée à l’école maternelle de Libreville au Gabon ; elle grandit près de l’eau, fait la découverte d’une autre culture et d’une lumière forte et éclatante.
Sophie passe son enfance et son adolescence dans l’île d’Oléron, la tête dans les livres ou dans les nuages, les pieds dans l’eau ou sur les sentiers mouillés des forêts de pin. Sur ses bulletins d’école on retrouve souvent : « enfant bavarde et étourdie », parfois « dissipée ».

Sophie fait ses études de lettres à Bordeaux, toujours portée par les mots. Un jour, elle y fait la rencontre déterminante d’Hamadi, conteur berbère. Quelques mois après, sac-à-dos en main, elle part vivre à Bruxelles pour suivre les cours de l’école du conte de Bruxelles.
Une escale d’un an en Corse, à Corte pour obtenir sa carte de guide-interprète, s’imprégner des odeurs du maquis corse, rassurer ses parents.
Deux grands voyages : Australie et Amérique du Sud pour découvrir d’autres horizons, d’autres cultures, d’autres langues, rencontrer de nouveaux amis et histoires de vie.
Un passage au jardin-musée Bourdelle d’Egreville où Sophie racontera la vie d’Antoine Bourdelle, fabuleux sculpteur et proposera au jardin des mercredis contés.
Elle fait la très belle rencontre à Paris de Catherine Lamouroux et d’Henri Gougaud où elle y suivra des ateliers.
Départ pour le Grand sud où Guillaume lui fera découvrir les enchantements et les sortilèges de la Provence mais l’océan est trop loin…
Retour au port.
Aujourd’hui Sophie raconte des histoires encore et encore : des histoires vraies, imaginées, rêvées ici ou là-bas , ailleurs ou là, partout où les esprits sont prêts à s’évader et les âmes à rêver.

bateau de groix

Le nom du prochain bateau pour Groix fait des vagues
Les Groisillons ont été étonnés d’apprendre le nom de leur prochain bateau Breizh Nevez - Bretagne Nouvelle en breton - 
Dominique Yvon, maire de Groix, a adressé un courrier à Loig Chesnais-Girard, nouveau président de la région Bretagne, désormais compétente. Il se dit « étonné du choix du nom, qui, contrairement à la tradition, a été choisi sans concertation avec les élus de Groix ».« Vous connaissez l’attachement des Groisillons à leur histoire, à leur patrimoine et au maintien de leur identité insulaire. Je vous demande donc, au nom des Groisillons, de nous proposer un nom en lien avec Groix. »
La prochaine réunion du conseil municipal abordera la question.
Jusqu'à aujourd'hui les bateaux ont toujours eu un nom en relation avec l'ile. Du premier, en 1901, au dernier Île de Groix, en 2008, en passant par le Port-Tudy, le Pen Men, le Pen er Vro, le Kreiz er Mor, le Jean-Pierre Calloc’h, le Pen Men et le Saint-Tudy.

Dans une lettre ouverte, le collectif de défense de la langue bretonne Ai’ta s’insurge contre la réaction du maire de Groix sur le nom donné au futur roulier qui desservira l’île.

« Pourquoi s’opposer à ce nom en breton ? Devons-nous vous rappeler que, déjà, le précédent bateau qui s’appelait Kreiz er Mor avait été remplacé par un bateau au nom français, Île de Groix ? Nous, bretonnants, de Groix et du continent, soutenons fermement le choix du conseil régional de Bretagne et sommes heureux qu’un nom breton ait été choisi cette fois-ci », écrit le collectif.

Dominique Yvon, tient à mettre les choses au point.

« Il n’a jamais été question de remettre en cause le choix d’un nom breton. Par le passé, de nombreux bateaux ont eu des noms bretons, dont le Kreiz er mor récemment. Pour l’Île-de-Groix, nous avions proposé différents noms possibles et c’est le conseil départemental qui avait décidé. Nous défendons bien entendu la langue et la culture bretonnes. »

« Ce que nous contestons, c’est de n’avoir pas été consulté et que le nom choisi n’ait aucun rapport avec Groix ».

Le projet Neptune, reconstituer une plongée en 3 D
À quelques milles au large de l’île de Molène, près des Pierres Noires, le croiseur-cuirassé Kléber, 100 mètres de long, a sauté le 27 juin 1917 sur une mine allemande avec 568 marins à bord. Son épave est au cœur d’un appel à projet lancé par la Région pour reconstituer une plongée en 3D afin de la rendre accessible à tous. 

Le dossier de candidature a été soumis à la Région le 15 juin. Le projet Neptune, pour « Nouvelle exploration patrimoniale triennale des univers nautiques engloutis », a pour ambition de faire du patrimoine archéologique sous-marin, subaquatique et de l’estran, un levier de développement pour la Bretagne.

L’épave du Kléber si elle est particulièrement bien conservée,  repose aujourd’hui par quarante à cinquante mètres de fond. Elle n’est accessible que par des plongeurs physiquement entraînés. Avec l’aide de l’acoustique sous-marine, Le Kléber pourrait reprendre forme. Il est possible, en utilisant un sonar très performant, de fabriquer une plongée virtuelle en 3D. Une visite sans palmes et bouteilles, accessible à tous grâce à des lunettes connectées.

Outre Le Kléber, trois autres épaves de la région de Brest sont concernées par le projet Neptune : le paquebot Drummond Castle qui a sombré près de Molène en juin 1896 avec 361 passagers à bord, le cargo anglais Swansea Vale qui a coulé dans le goulet à la suite d’une erreur de navigation, et le baliseur Émile-Allard coulé par un bombardement de la Royal Air Force dans le chenal du Four en avril 1943.

Avec eux, c’est tout un pan de l’histoire maritime du Finistère qui sortirait de l’oubli.

Iles de Bretagne consommer local

Les temps changent. Hormis quelques partenariats avec de grandes enseignes, peu nombreux sont aujourd'hui les produits des îles bretonnes à être distribués en grande surface. Il faut les chercher, les dégoter chez les petits producteurs. Mais direz-vous il y a une réelle différence de goût et de qualité? A quelques kilomètres des côtes, l'insularité ne change pas radicalement la donne, mais il reste la singularité d'un terroir plus préservé. La Bretagne et ses îles bénéficient d'un sol et de conditions propices à la culture maraîchère. Depuis quelques années, nombreux sont les consommateurs à vouloir manger bio. Aussi le Coin des producteurs à Belle-Ile propose ses produits frais comme les légumes bio, le fromage de chèvres, les poulets fermiers, la viande de mouton ou d’agneau. L'agneau né et élevé à Belle-Île porte le label « agneau du large » Il grandit en liberté dans le pâturages pendant 60 jours au minimum. Sa viande est d'une qualité remarquable et son goût délicatement salé. Un système de panier de légumes bio a été mis en place, de même sur l’ile de Groix chez Isabelle et Yves Guelou.

Consommer local

Il y a la pomme de terre bio de l'île de Batz, qui «cuisinée simplement au beurre, serait la meilleure de France» selon Patrick Geffroy! De même pour celle de Quéménès cultivée, sans produit phytosanitaire ni engrais chimique, par Soizic et David. Le navet jaune de Belle-Ile-en-Mer très savoureux qui accompagne parfaitement le navarin d'agneau du large. Autre exclusivité îlienne le miel de l’abeille noire d'Ouessant. La butineuse est préservée de toute pollution et des parasites, ce miel pur et biologique, a les faveurs d’ Olivier Roellinger. Sur l'île de Sein, Yann Le Berre, cultive la belle Sénane charnue et iodée, à l'île aux Moines, ce sont les belles creuses de Pierre et Yvonnick Martin.

Tous veulent promouvoir leur qualité de vie et l’avenir de leurs productions, en récréant un lien direct avec le consommateur. Le vrai soutien c’est de consommer local

La Compagnie Océane et l'éco conduite

Depuis 2009 le conseil général du Morbihan a équipé trois de ses ferries Bangor, Ile de Groix, Vindilis, d'un système de contrôle de la consommation de carburant. les trois unités des liaisons maritimes entre le continent et les îles du Morbihan sont équipées du système Ixeko, un économètre sur mesure conçu et réalisé à Lorient.
Son principe: donner en temps réel aux capitaines, le niveau de consommation en carburant des moteurs, mais aussi donner au fil des heures et des journées, les consommations globales. En règlant la vitesse des moteurs, mais aussi les paramètres des hélices, tout commandant de navire peut diminuer sa consommation. Avec un demi-noeud de vitesse en moins, un bateau comme le Bangor peut économiser 20l/h/moteur. On peut estimer qu'un tel navire peut économiser 500 litres de gasoil par jour. On imagine l'économie en fin d'année ! le coût du carburant peut représenter jusqu'à 30% du chiffre d'affaires d'un navire. Le système Ixeko donne une vision globale et peut agir sur plusieurs moteurs en même temps. Il est totalement automatisé et sécurisé. Les capitaines font la chasse aux gaspillages et pratiquent l’ écoconduite.